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# Posté le dimanche 12 mars 2006 04:03

Modifié le mardi 17 juillet 2007 01:31

LE MYTHE DU LOUP-GAROU

LE MYTHE DU LOUP-GAROU
Un homme qui a l'apparence et le comportement du loup...
Ce mythe ne date pas d'hier. Entre 1500 et 1700, environ 100 000 personnes ont été condamnées comme loup-garou et brûlées vives. Aujourd'hui encore, on prétend l'avoir rencontré...



"Garou" vient du francique "werwolf"qui signifie "homme loup". On utilisait aussi le mot lycanthrope, venu du grec.
Le loup n'est pas le seul animal auquel l'homme s'identifiait. L'aigle, l'ours, le cerf ont fait partie de la panoplie.
Le loup a joué un rôle dans les régions où il était présent à l'état naturel. Dans d'autres cultures, ce sont d'autres animaux féroces qui l'ont remplacé. En Afrique, c'est l'homme-léopard, en Asie l'homme tigre, dans certaines régions d'Océanie, l'homme-requin. Ailleurs, l'homme se transforme en chacal ou en hyène.



PORTRAIT DU LOUP-GAROU


A la fin du XVI ème siècle, un loup féroce dévastait la région allemande, située en Cologne et Bedbourg. La bête laissait partout sur son passage des membres sanglants d'hommes, de femmes et d'enfants. En dépit de l'organisation de nombreuses battues, le loup restait imprenable.
En 1590, enfin, on réussit à cerner le monstre, et à le capturer. Horreur, ce n'était pas un loup, mais un homme...Peter Stubbe en personne, bien connu dans la région.
Au cours de son interrogatoire, il révéla toutes les atrocités qu'ils avaient commises et avoua notamment avoir tué treize enfants et deux femmes enceintes, auquelles il avait enlevé le f½tus pour lui arracher le c½ur encore battant. Il expliqua qu'il se transformait en monstre en s'entourant la taille d'une ceinture reçue du Diable lui-même.
Peter Stubbe fut condamné comme loup-garou et son châtiment fut à l'égal de ses crimes : attaché à une roue sur la Grand-Place de Bedbourg, il fut d'abord martyrisé aux fers rouges.
On lui cassa ensuite les bras et les jambes, à l'aide de gros maillets. Enfin, on lui trancha la tête avec une épée. Ce qui restait de son corps fut attaché sur le bûcher oû se tenaient déjà sa fille et sa gouvernante, et où les deux femmes périrent brûlées vives à côté des restes du monstre supplicié.



L'HOMME VEUT SE FAIRE BETE


Partout dans le monde, on a entendu des récits semblables à celui du malheureux Stubbe, obligé d'abandonner son enveloppe humaine pour adopter l'apparence et le comportement d'un loup.
La légende du loup-garou remonte loin dans l'histoire, au temps où l'homme vivait en contact étroit avec la nature. La limite qui séparait alors l'homme de l'animal était loin d'être définie. Dans le combat quotidien qui l'opposait aux forces de la nature, l'homme rêvait de partager les capacités des chasseurs quadrupèdes.
Avant la chasse, le sorcier célébrait donc les carnassiers et priait pour en acquérir la force, la rapidité et la souplesse. Les chasseurs revêtaient les attributs des animaux et mimaient leurs mouvements. Tous ces rituels les aidaient à s'identifier à leurs puissants adversaires.
Puis, l'homme se fit cultivateur et berger, la chasse perdit de son importance. Mais les légendes se perpétuèrent. Par exemple, celle du sorcier se transformant en ours ou en loup. Peut-être était-ce lui qui se glissait dans l'ombre, grondant sur ses quatre pattes, lui qui attaquait le bétail? Peut-être avait-il aussi le pouvoir de changer les autres en loup?
C'est ainsi que la transformation de l'homme en animal devint malédiction, l'homme transformé étant devenu le Mal en personne. Le loup-garou commença d'inspirer la terreur.
Déjà dans la Grèce antique, Hérodote raconte, en 400 avant J.C., comment un peuple d'Europe centrale se transformait en loup deux jours par an.
La littérature romaine rapporte aussi le cas de femmes et de troupeaux attaqués par des hommes transformés en loups.




LES BANNIS DES LOUPS


Plus on monte vers le nord de l'Europe, plus le mythe du loup-garou s'inscrit dans les registres historiques.
À partir du début du VIIème siècle, les bannis sont condamnés par la société à mener une vie de "loups parmi les loups", ce qui signifie que chacun peut poursuivre et tuer le condamné comme s'il s'agissait d'une bête féroce. Pratiquement, c'était obliger le malheureux à une vie de bête, caché dans la forêt. Ces lois barbares ont servi à alimenter la légende de l'homme-loup.
Ainsi peut-on lire dans une anthologie de légendes moyenâgeuses comment Rimbaud d'Auvergne, banni de son village, se réfugia dans les forêts où, transformé en loup par magie, il attaqua adultes et enfants. Jusqu'au jour où un charpentier lui coupa la patte arrière, ce qui le ramena à sa forme humaine.
Le christianisme considérait la transformation de l'homme en bête comme l'½uvre du Malin. Il fallait donc éliminer la bête à n'importe quel prix, comme les sorcières et les hérétiques.




COUPABLE OU IRRESPONSABLE



À la fin du Moyen Âge, le mythe du loup-garou prit des proportions formidables. Les registres des interrogatoires de procès montrent que la France et l'Allemagne furent littéralement envahies par les loups-garous entre 1500 et 1700.
On compte que 100 000 personnes environ furent condamnées au bûcher pour cette raison. Une véritable épidémie faisait rage!
En 1584, c'est Pierre Gandillon et son fils Georges qui dévorèrent un grand nombre d'enfants, après s'être enduits le corps d'un baume qui transformait leur apparence et leur comportement: sautant à quatre pattes, il leur poussait des griffes acérées, leurs cheveux devenaient hirsutes et leurs yeux rougeoyaient comme des braises.
Dans le département de la Loire, Jacques Rollet, connu sous le nom du loup-garou de Caude, laissa le même sentiment d'horreur lorsqu'il fut accusé d'avoir dévoré un jeune garçon en 1598. Quand on l'arrêta, il était à demi- nu, les cheveux mi-longs mélangés à une barbe hirsute, les mains ensanglantées tenant encore des chairs sanguinolentes. Pendant son procès, il avoua de nombreux autres meurtres. Quoique condamné à la peine de mort, on le déclara finalement fou et on l'enferma dans un asile comme dément.
Le cas Rollet représente un début de changement dans la manière de considérer ces abominations. Le problème de l'irresponsabilité mentale semble enfin avoir pris le dessus sur la culpabilité diabolique.




UN MYTHE QUI NE VEUT PAS MOURIR


Personne ne niait pourtant que les baumes enchantés, les ceintures de peau et autres attributs magiques avaient le pouvoir de faire croire à l'homme qu'il était devenu loup. Mais la transformation n'avait-elle pas lieu seulement dans des esprits dérangés?
De nos jours, il existe toujours des gens pour croire à ces transformations magiques et il y en a même qui sont convaincus de la réalité du loup-garou. Mais aujourd'hui, ceux qui se prennent pour ces monstres sont soignés comme malades mentaux dans des asiles psychiatriques.
Plusieurs défauts psychiques pourraient provoquer chez le malade la certitude d'être possédé par une bête ou de se métamorphoser.
La croyance, ou peut-être simplement le souhait plus ou moins conscient chez l'homme d'être physiquement et mentalement en rapport étroit avec les grands carnassiers, est si profondément ancrée dans son psychisme que la légende du loup-garou est sûrement loin de s'éteindre.




LUI COUPER LA PATTE


Au Moyen Âge et pendant la Renaissance, la croyance en le loup-garou était si répandue, sa définition si floue, qu'il n'était jamais très difficile de trouver des indices pour condamner, torturer et brûler des gens sans beaucoup de raisons.
Le loup-garou se reconnaissait, croyait-on, à ses sourcils touffus, ses dents rouges, ses oreilles plantées bas; il lui poussait des touffes de poils dans le dos, son majeur était particulièrement long et son teint différait de la normale.Sa soif était inextinguible et il lui était quasiment impossible de verser des larmes.
Pour le neutraliser, deux solutions : lui couper la patte ou l'appeler par son vrai nom. Lorsqu'il avait repris forme humaine, on devait s'adresser à lui comme loup-garou.
Depuis cette époque, l'industrie cinématographique a exploité à fond le personnage du loup-garou, sur lequel elle a basé plusieurs films à succès.
Hollywood a ajouté plusieurs détails à la légende bien vivante du monste : la transformation ne peut se faire qu'en période de pleine lune et le monstre ne peut être abattu qu'avec une balle d'argent...




FOLIE HUMAINE OU MALADIE


Ceux que l'on prenait autrefois pour des loups-garous étaient souvent des malades.
1. L'hypertrichose se manifeste par un développement anormal de la pilosité du corps.Il se couvre d'une fourrure qui ne contribue pas à lui donner l'air innocent.

2. Un délire, appelé lycanthropie, se rapporte au malade qui se prend pour un carnassier, souvent un loup. Il hurle à la lune, mord, griffe et se déplace à quatre pattes.

3. La rage a sans doute contribué à répandre la croyance en le loup-garou.

4. Il existe une anomalie génétique héréditaire qui se manifeste par une sensibilité à la lumière et une coloration anormale du corps, souvent accompagnée d'un comportement psychotique.

5. Le phénomène des enfants sauvages a probablement aussi contribué au mythe de l'homme-loup. On a longtemps cru que ces enfants trouvés dans les bois et la jungle avaient été élevés et nourris par des loups. Ils hurlent, grognent, et se déplacent à quatre pattes. Se nourrissant de chair crue, ils sont timides et ne reconnaissent pas l'homme. Une des explications de ce comportement est l'autisme qui aurait poussé les parents à abandonner leur enfant dans la nature pour qu'il y périsse.

6. Enfin, la légende est soutenue par des pratiques rituelles. L'absorption de poisons et d'extraits de plantes pousse l'individu à un comportement anormal. Il est possible que le "sorcier" ait halluciné jusqu'à se croire devenu loup. L'ergot de seigle, très courant dans les récoltes au Moyen Âge, fait partie des hallucinogènes naturels proches du LSD.

Les personnes qui souffrent d'hypertrichose sont couvertes de poils. Leur apparence leur joue probablement des tours...
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# Posté le dimanche 12 mars 2006 04:15

Modifié le lundi 13 mars 2006 04:30

le Gévaudan

le Gévaudan
En 1764, le Gévaudan est ravagé par la terreur : une bête mystérieuse égorge et tue femmes, enfants et vieillards...Le Roi en personne envoie son Grand Louvetier et ses soldats vaincre le monstre....
"Qui croire? Un homme a vu la Bête
traverser la rivière à gué sur les deux pattes de derrière : pour lui, ce ne peut être qu'un singe ou un loup-garou. Un autre prétend qu'elle a la gueule presque semblable à celle d'un lion, mais bien plus grande. Il faudrait pouvoir vérifier tous ces dires, mais, pour l'instant, qui a vu de trop près la Bête s'est fait dévorer..." Cette Bête qui a fait connaître le Gévaudan jusqu'en Allemagne et en Hollande n'est pas un mythe : les documents les plus officiels prouvent qu'elle a fait au moins une centaine de victimes, sans compter les blessés. Mais dès le temps où elle sévit, on a imaginé à son propos les histoires les plus étranges ; par la suite, on a voulu faire d'Antoine de Beauterne un imposteur, de Jean Chastel un sorcier, de son fils cadet un meneur de loups. D'autres ont attribué les meurtres à un sadique déguisé en bête...



La bête du Gévaudan mythe et réalité

Nous avons par bonheur sur la Bête une masse d'a
rchives : extraits de registres paroissiaux relatant la mort des victimes ; lettres précises et circonstanciées de l'excellent syndic Lafont, subdélégué ( sorte de Préfet ) pour le Gévaudan, qui rend un compte régulier des meurtres et des résultats des chasses à l'Intendant du Languedoc, M. de Saint-Priest, à Montpellier; réponses de l'Intendant ; correspondances entre les diverses autorités, rapports de Duhamel, des d'Enneval, d'Antoine, chargés successivement de détruire la Bête ; rapports de médecins, chirurgiens, notaires ayant examiné les loups tués.
Des nombreux ouvrages écrits sur la Bête, deux sont essentiel
s : celui de l'abbé Pierre Pourcher, bourré de documents d'archives, irremplaçable ; celui de l'abbé Xavier Pic, plus récent, utilisant les dernières découvertes et combattant avec énergie les folles hypothèses échafaudées sur le fabuleux animal.
Les ravages de la Bête ont commencé en juin 1764 et se sont pour
suivis jusqu 'en juin 1767. Les plus meurtries parmi les paroisses-on ne parlait pas encore de communes-furent celles de l'actuel canton de Saugues, qui appartenait alors au Gévaudan et fut rattaché à la Haute-Loire à la Révolution.
Le fléau, venu du Vivarais et de la région de Langogne, se déplaça vers Châte
auneuf et Rieutort de Randon, puis se limita, du moins en Gévaudan, à un cercle d'une trentaine de kilomètres autour du Malzieu.



Premières victimes

Carte du gévaudan ici

"La première personne qu'elle attaqua, fut une femme près
de Langogne ; mais des b½ufs qui arrivèrent à temps la secoururent; elle n'eut d'autre mal que ses habits déchirés".
La première victime officiellement rec
ensée est Jeanne Boulet, de Saint-Etienne de Lugdarès, enterrée le 1er juillet 1764, dit le registre de la paroisse, et morte " sans sacrements, ayant été tuée par la bête féroce".
Le premier meurtre circonstancié se déroula le 6 sep
tembre, à Arzenc de Randon. Vers 7 heures du soir, une femme de 36 ans fut surprise dans son jardin : la Bête lui sauta au cou, lui perça la veine, se mit à laper son sang. Des gens accoururent, armés de haches et de fourches, et la mirent en fuite.
Dix jours plus tard, un petit berger de Saint-Flour de Merco
ire revenait le soir du pâturage ; la Bête se rua sur lui, le renversa, lui ouvrit le ventre ; ses vaches, qui auraient pu le protéger, marchaient trop en avant : il mourut seul et sans secours, sur le chemin.
Dés le début, quand la
Bête opérait encore dans la région de Langogne, le syndic de Mende, Lafont, en accord avec le compte de Moncan, commandant les troupes à Montpellier, lui avait fait donner la chasse par le capitaine aide-major Duhamel et par ses dragons, des Volontaires de Clermont, dont 4 Compagnies étaient en résidence à Langogne et à Pradelles ; Duhamel avait fait armer les paysans des villages et dirigé des battues, fouillant en particulier la forêt de Mercoire.
A Rieutort de
Randon, le 28 septembre, une petite bergère de 12 ans ramenait son bétail ; elle était à 50 pas de la maison et sa mère, du seuil de la porte, la regardait venir. Soudain, d'une roche dominant le chemin, elle vit une bête sauter sur elle. Vite elle y courut avec ses deux fils : l'enfant était déjà méconnaissable, déchiquetée, à demi dévorée.
Le 10 octobre, au Bergounhoux, de Fontans,
deux frères de 13 et 6 ans et leur s½ur de 10 ans ramenaient les bestiaux du pâturage : " la Bête, écrit Lafont à l'Intendant, se lança de derrière un buisson, où elle s'était tenue cachée, sur la fille qui fut renversée. Ses deux frères, qui avaient chacun un bâton au bout duquel ils avaient attaché un couteau, eurent assez de courage ou de tendresse pour leur s½ur pour foncer avec ces couteaux sur la Bête qui, dès qu'elle se sentit piquée, prit la fuite. La jeune fille fut blessée d'un coup de dent à la joue et d'un coup de griffe à un bras ".La Bête n'était donc ni invincible ni insensible aux coups : de simples enfants, s'ils n'étaient pas surpris et faisaient front, parvenaient à la mettre en fuite.



Portraits de la Bête

Voici, à travers quelques documents de l
'époque, comment on imaginait et décrivait la Bête " qui mangeait le monde ".
Selon tous ceux qui l'ont vue, écrit à Séguier de Nîmes un gentilhomme du Gév
audan, M. de la Barthe, à la fin d'octobre 1764, " cette Bête a la tête large, très grosse, allongée comme celle d'un veau et terminée en museau de lévrier ; le poil rougeâtre, rayé de noir sur le dos, le poitrail large et un peu gris, les jambes de devant un peu basses, la queue extraordinairement large et touffue et longue. Elle court en bondissant, les oreilles droites ; sa marche au pas est très lente. Quand elle chasse, elle se couche, ventre à terre et rampe : alors elle ne paraît pas plus grande qu'un gros renard. Quand elle est à la distance qui lui convient, elle s'élance sur sa proie et l'expédition est faite en un clin d'½il...Sa taille est plus haute que celle d'un grand loup. Elle est friande du sang, des tétons et de la tête...revient, lèche la terre s'il y a du sang.
Mais le même Labarthe rectifiait, dans une lettre du 20/02/1765
: " ...Personne ne l'a vue...Pas de griffes, puisqu'elle n'en a jamais fait usage : toutes les plaies viennent des dents. La taille a beaucoup baissé...Les jambes sont allongées...En un mot, on ne sait absolument rien !...Eu égard à sa grande timidité, ce n'est qu'un loup carnassier...Nous n'en doutons plus ici ".
Le capitaine Duhamel, dans une lettre à l'Intendant d'Auvergne où s'éta
le une grande naïveté, disait que la Bête " avait la taille d'un taureau d'un an...les pattes aussi fortes que celles d'un ours, avec six griffes (!) à chacune ...le poitrail aussi long que celui d'un léopard ; la queue grosse comme le bras...Ce monstre doit avoir pour père un lion. Reste à savoir quelle est la mère ! ".
Le curé d'Aumont, Trosselier, dans une relation (accompagnée d'un
dessin de sa plume) faite par lui, à l'époque même, dit que la Bête " tantôt paraît fort grande et tantôt très petite...Elle se redresse parfois sur ses deux jambes de derrière et " badine " de ses pattes de devant "...Serait-ce un singe ? Mais non : elle n'en a ni le corps ni la piste. Elle a des yeux de loup " étincelants de feu et de rage "...Fort leste, elle passe très vite d'un autre côté pour vous sauter dessus...Un tel l'a vue " grande comme un âne, poitrail large, tête et col gros, le museau comme celui d'un cochon ".
Les dessins q
ue publiaient les journaux de cette bête " farouche et extraordinaire " ou les estampes qu'on vendait n'étaient pas moins fantasmagoriques !.



Malgré les battues le carnage continue

Mercier et les chasseurs de Mende arrivent, le
25 octobre 1764, à Saint-Alban, où le comte de Morangiès va organiser une grande battue. Elle a lieu le dimanche 28, avec 10 000 hommes environ, de Saint-Chély, Aumont, Rimeize, Javols...La chasse doit reprendre le 30 : une neige abondante y met obstacle.
Sur l'intervention de Lafont, le capitaine Duhamel se t
ransporte à Saint-Chély avec 57 dragons, (40 à pied,17 à cheval) et loge chez l'aubergiste Grassal. Les dragons auront un surcroît de solde payé par le diocèse : dix sols par jour quand ils seront en campagne, cinq sols les autres jours.
Duhamel fait sa première chasse le 11 novembre, avec les paroisses du Fau
, de la Fage-Montivernoux, de la Fage Saint-Julien. Sans résultat.
Après plus
d'un mois d'interruption, le carnage reprend le 25 novembre. Une pauvre femme de 60 ans, Catherine Valy, de Buffeyrettes, près d'Aumont, surnommée la Sabrande, gardait sa vache unique quand la Bête l'a attaquée...On laisse ses restes sur place jusqu'au 28, avec les dragons en embuscade, dans l'espoir que la Bête y revienne : elle ne revient pas. Beaucoup supposent alors qu'il y a plusieurs " bêtes ", deux tout au moins...Et les dragons de Duhamel ne sont pas aussi inefficaces qu'on le dit : ils ont pris ou tué, en peu de temps, 74 loups !.
Depuis le meurtre de la Sabrande, rien à signaler, pendant près de quatre s
emaines. L'espoir commence à renaître.Mais le 21 décembre, consternation ! Au Fau-de-Peyre, une fillette de 12 ans a été attaquée dans son jardin et sa tête emportée. Duhamel poste en vain ses gardes, pendant deux nuits, près du cadavre.
Est-ce la même bête qui, six jours avant, le 15, avait dévoré en partie (
emportant la tête à 100 pas) une femme de 45 ans, Catherine Chastang, à près de 50 km au nord-est, à Védrines-Saint-Loup ? Les gens de l'Auvergne, en tout cas, ne tiennent pas à voir les dragons venir piétiner leurs cultures et organisent tout seuls les battues.
Les attaques continuent sur les pentes de la Mar
geride et au sud d'Aumont. Le 28 décembre, c'est à Saint-Martin du Born (jamais la Bête ne descendra plus au sud et si près de Mende) qu'une fillette de 12 ans est attaquée et défendue tant par son frère que par le secours des vaches bien encornées.



" Le Seigneur irrité l'a lancée contre vous "


L'évêque d
e Mende, Mgr de Choiseul-Beaupré, envoya, le 31 décembre 1764, un mandement sur la Bête aux paroisses et communautés religieuses du diocèse.
Il évoquait la
colère divine et les malheurs qui avaient suivi une longue guerre dévastatrice : mortalité des bestiaux, grêles et orages ayant privé le laboureur du pain nécessaire à sa subsistance...Puis ce fléau extraordinaire qui porte la marque " visible de la colère de Dieu contre ce pays " : " une bête féroce, inconnue dans nos climats, y paraît tout à coup par miracle ", laissant partout des traces sanglantes de sa cruauté ; Bête qui " joint à la force la ruse et la surprise ".Le monstre anthropophage " fond sur sa proie avec une vitesse incroyable...se transporte dans des lieux différents et très éloignés les uns des autres ; il attaque de préférence l'âge le plus tendre et le sexe le plus faible ".
La Bible offre maint exemple, poursuit l'évêque, d'animaux envoyés par Dieu
pour châtier les humains : les serpents du temps de Moïse ; les ours qui vengèrent le prophète Elisée en dévorant 42 des enfants qui s'étaient moqués de lui ; le lion qui tua le messager coupable de ne pas avoir tout dit à Jéroboam...
La Bête, " c'est le Seigneur irrité qui l'a lancée contre vous ". Elle exécu
te les arrêts de mort prononcés par la justice divine. " Si elle tue vos enfants, n'est-ce point parce que vous les élevez mal, dans l'ambition, l'orgueil, le mépris des pauvres ? ". L'évêque stigmatise la coquetterie des filles, " chair idolâtre et criminelle qui sert d'instrument au démon pour séduire et perdre les âmes " et qui mérite ainsi " d'être livrée aux dents meurtrières des bêtes féroces ". Mais l'iniquité n'est pas l'apanage du sexe et de la jeunesse : elle est générale !
Cependant l'animal, si terrible soit-il, " n'est pas à l
'épreuve du fer et du feu...Il tombera infailliblement sous les coups qu'on lui portera ", dès que Dieu le voudra. Il faut prier pour hâter cette heure. Le prélat prescrit donc des prières (celles des Quarante heures) dans toutes les églises, pendant trois dimanches consécutifs.
En attribuant à la Bête le car
actère d'un fléau divin, l'évêque garantissait l'origine surnaturelle de l'animal !



...Et commence l'année terrible

L'année 1765 est celle qui vit le p
lus grand nombre de victimes. Mais quand on examine attentivement l'ordre des meurtres ou des attaques ( et ce n'est point d'une complexité telle qu'on ait besoin d'ordinateur ; il suffit de regarder le tableau des victimes dressé) on voit qu'entre plusieurs meurtres commis dans la région de Saugues (Chanaleilles, Grèzes, Chanaleilles, Grèzes) s'en intercalent d'autres commis du côté de Fournels et de Marchastel : repérez les lieux sur la carte et vous trouverez étonnant que la Bête opérant dans les parages de Saugues soit allée entre temps vers l'Aubrac et revenue avec tant de précision sur l'ancien théâtre de ses meurtres ; il est bien plus logique d'admettre qu'elle y est restée et qu'une autre opérait à Saint-Juéry et Maurines.
Le 15, à la Bastide-de Lastic, une v
aillante fille de 20 ans, Catherine Boyer, était occupée à répandre du fumier : la Bête s'approchait d'elle en tapinois, lui rongeait une partie du crâne, lui enlevait une oreille. La fille l'empoignait hardiment par une patte ; délivrée à temps, conduite à l'hôpital de Saint-Flour, elle guérissait de ses blessures.
Duhamel, souvent prévenu en retard, ne savait où donner de la tête. Il
était d'ailleurs, au début du mois, reparti à Langogne ; mais on l'avait rappelé et le 10 il se trouvait de nouveau à Saint-Chély. De là, il allait battre, vainement, les bois de Saint-Juéry.
Le 23 janvier, entre Julianges et Lorcièr
es, Jeanne Tanavelle, épouse Chabannes, 25 ans, rentrant à son village de Chabanolles à la nuit tombante, se défendit longtemps avec un mauvais couteau contre la " dévoreuse ", qui lui coupa finalement la tête et l'emporta à deux cents pas. Le corps fut retrouvé à demi enfoui, la poitrine mangée : on l'enleva. La Bête revint le lendemain sur les lieux et hurla, dit-on, toute la nuit. Le même jour, à Venteuges, la Bête sautait le mur d'une cour de ferme et emportait un enfant de 3 ans.
En cette fin janvier, les autorités sont vivement émue
s. On annonce que le roi paiera 6 000 livres à qui tuera la Bête ; Cette prime s'ajoute à celle de 200 livres promise par le diocèse de Mende, 200 par celui de Vivuers, 1 000 par l'évêque de Mende, 2 000 par les Etats Généraux du Languedoc : au total cela fait 9 400 livres, une assez belle fortune pour l'époque.
Mais il nous faut revenir au 12 de ce mois et aux enfants de Chanaleilles.




L'exploit d'André Portefaix

Cinq garçons et deux filles, tous armés d'un
bâton avec une lame de couteau fixée au bout, gardaient les troupeaux à la Coustasseire, du Villeret, une village au nord de Chanaleilles. Tout à coup la Bête fut là. Les enfants dégainèrent leurs lames et s'apprétèrent à combattre, dirigés par le plus vaillant, Jacques André Portefaix, 12 ans. Le jeune chef rangea sa troupe en bataille sur trois rangs : lui en tête, avec les deux autres grands garçons de 12 ans, Jacques Coustou et Jean Pic ; les deux filles, 9 ans, au milieu ; au dernier rang les benjamins, 8 ans : Joseph Panafieu et Jean Veyrier.
La Bête tourne pour éviter les lames de la première ligne ; les enf
ants tournent aussi, pour continuer à lui faire face. Mais elle, plus rapide, saute à la gorge du petit Panafieu qu'elle terrasse. Les trois grands, de leurs piques, l'obligent à lâcher prise. L'animal recule de deux pas, emportant et dévorant un lambeau de la joue droite du garçon ; puis il revient avec plus de fureur, tournoie et saisit cette fois l'autre petit garçon, Jean Veyrier, qu'il renverse. Poetefaix, Coustou et Pic font reculer le monstre à coups de piques : mais il reprend aussitôt le garçonnet et d'un coup de dents lui perce les lèvres. Repoussé encore, il revient à la charge, prend l'enfant par un bras et l'emporte.
Portefaix a l'idée de diriger la Bête vers un bourbier tout pr
oche : il fait signe à Coustou de passer d'un côté, lui passe de l'autre et la man½uvre réussit. L'animal s'arrête bientôt, ses pattes s'enfoncent. Les deux grands le rejoignent. Mais Pic, le troisième grand, découragé, est d'avis d'abandonner la petite victime et de se sauver pendant que la Bête le mangera... "Non ! s'écrie Portefaix. Il faut le délivrer à toute force ! ".
Tous alors s
uivirent ce capitaine courageux, même le petit à la joue emportée. " Visez la tête, crie Portefaix, les yeux, la gueule... ".
La Bête tient toujours l'enfa
nt sous une de ses pattes, mais sans lui faire de mal, trop occupée à se défendre. Un coup mieux ajusté d'André est efficace : la Bête fait un bond en arrière et lâche l'enfant. André se place aussitôt entre le petit et l'animal. Janou se lève, en s'accrochant à la veste de son sauveur. La Bête monte sur un tertre : ils la suivent. Alors elle abandonne la partie et disparaît.
Pour tant
de " courage, de détermination, d'habileté ", André Portefaix reçut du roi 300 livres ; il fit des études payées par l'Etat et devint officier d'artillerie. Les autres enfants se partagèrent 300 livres.



Le Gévaudan lassé des dragons

A Javols, le 1er février 1765, un enfant de 8 ans est enlevé devant la po
rte de la maison, traîné sur deux cents pas ; poursuivie par le père et par un chien, la bête lâche prise ; l'enfant est blessé au coup, il a l'½sophage ouvert : pourtant il guérira.
La mère était malade au lit ; le père avait d'autr
es soucis que de prévenir Duhamel...Averti par d'autres voies, celui-ci envoie ses dragons chez le fermier ; ils y passent la nuit, se font bien nourrir, en ayant garde, sans doute, de payer, et au point du jour ils demandent des cordes au malheureux père : c'est pour le garrotter et l'emmener !
M. de Labarth
e proteste avec énergie auprès de l'Intendant du Languedoc contre ces brutalités inhumaines dont son fermier a été l'objet : " Les Dragons, dit la lettre, traitent le Gévaudan en pays de conquête, exigent sans payer... Les chevaux, aussi nécessaires qu'une troisième roue à un chariot, détruisent les récoltes... Les plaintes se multiplient et le paysan est au désespoir ". La lettre fait du bruit ; Lafont, alerté, excuse et défend de son mieux Duhamel et ses dragons ; mais ceux-ci sont vraiment devenus indésirables.
Duhamel va pourtant organ
iser deux grandes chasses ; la première a lieu le 7 février, avec une centaine de paroisses, 73 du Gévaudan et une trentaine de l'Auvergne, soit environ 20 000 hommes. Chaque communauté doit battre son terrain, village par village. Ce jour-là, 15 centimètres de neige couvrent la terre. Entre 10 et 11 heures, la Bête est levée par les chasseurs de Prunières et descend vers la Truyère qu'elle passe à la nage. Sur l'autre rive, personne : les hommes du Malzieu sont restés tranquillement chez eux. Le vicaire de Prunières et 10 paroissiens traversent courageusement la rivière, retrouvent la piste, la perdent dans les grands bois...A 13 heures, le valet de ville et des paysans du Malzieu voient la Bête, la tirent : elle crie, tombe, se relève, disparaît...
Le surlendemain, 9
février, vers 15 heures, ne fillette de 12 ans, Maris-Jeanne Rousset, de Mialanettes ( paroisse du Malzieu), a la tête coupée et emportée par la Bête, que des paysans poursuivent : on retrouve cette tête toute rongée, sauf les yeux. Le corps reste exposé, avec pièges tendus et Dragons embusqués à l'entour : vainement.
Une seconde chasse a lieu le 11 février, malgré la neige et le vent
violent ; elle est parfaite et sans incidents, mais aussi sans résultats, bien que les comtes de Morangiès et d'Apcher (avec son fils) y aient participé.
C
ependant la communauté du Malzieu reçoit un blâme et son consul est incarcéré.

Comment s'est formée la légende de la Bête


La Bête du Gévaudan est devenue une légende, un mythe puissant, qu'on n'arrivera pas à déraciner. Bien des gens refuseront toujours de croire que tous ces meurtres furent l'½uvre des loups.
Comment s'est formée cette légende ? Grâce à l'abbé Pourcher, qui
a recueilli la tradition orale encore bien vivace de son temps et croit d'ailleurs souvent lui-même aux faits étranges qu'il rapporte, nous pouvons voir comment s'est créée, cristallisée, cette mythologie.



Un fléau envoyé par Dieu


Un des premiers à pro
clamer l'origine surnaturelle de la Bête fut l'évêque de Mende, dans son mandement. Il insiste sur le caractère anormal de cette Bête, " inconnue sous nos climats ", qui tue si sûrement, s'échappe avec tant d'adresse, se déplace avec une telle rapidité ! Il faut y voir la main de Dieu, qui veut punir ainsi un peuple endurci dans le pêché.
Fléau de Dieu, la Bête ? A coup sûr, pense aussi l'abbé Pourcher. Mais c'est contre son église gévaudanaise tout entière (et son évêque au premier chef) que le Seigneur est irrité : 1764 est l'année où l'on a rayé du catalogue des saints le premier évêque du Gévaudan, Sévérien, dont des esprits trop modernes suspectaient l'historicité. Peu après, d'ailleurs, sous Mgr de Castellane, on devait rétablir son culte.
Pour bien mo
ntrer que notre bête gévaudanaise est bien un fléau de Dieu, déjouant tous les moyens de destruction, l'abbé Pourcher cite, pour l'année 1766, nombre de lettres ou rapports transcrits à la Bibliothèque Nationale montrant qu'à Verdun ou à Sarlat, à Roanne ou à Verdun, de gros loups furieux ont dévoré les populations : mais partout on les tuait assez vite : le Gévaudan, lui, avait une Bête particulière et invincible, parce qu'elle opérait pour Dieu en personne.
Fille de Dieu ou du diable, la Bête fut vite cons
idérée par le peuple des campagnes comme un être doté de pouvoirs extraordinaires.
O
n l'avait tirée tant de fois, sans parvenir à l'abattre, qu'elle devait être invulnérable ! " Elle ne craignait pas les balles, à moins qu'on ne la touchât sur les côtés. Alors elle jetait un cri aigu, se redressait, continuait sa course sans difficulté et disparaissait au plus vite : impossible de la suivre de près et de l'atteindre ! " Même les lances les mieux aiguisées s'émoussaient sur cette peau impossible à percer.
I
nvulnérable, la Bête se montrait aussi fort maligne : plus que cela, intelligente ! " Elle savait très bien se détourner des viandes empoisonnées " ; et même, d'après certains, " le poison le plus actif n'avait aucun effet sur elle ".
On disait l'avoir ent
endue souvent hurler sous les fenêtres de deux paysans de la Fageolle, paroisse de Grèzes : " dans ces cas, elle mettait quelquefois les pattes sur le seuil de la fenêtre et regardait d'un ½il très attentif ce qui se passait le soir dans les cuisines ".
Vo
ilà, pour les hommes de cinéma, un plan efficace et facile à réaliser. Les metteurs en scène n'y ont pas manqué !
Un pas de plus et la Bête fait preuve d'esprit de justic
e et même d'esprit tout court ! Un nommé Raymond, du Ligal, paroisse de Saint-Julien des Chazes, marié deux fois, avait un fils de chaque lit. La marâtre voyait d'un mauvais ½il celui qui n 'était pas le sien. Elle l'envoya un jour chercher de l'eau, et comme le sien voulait suivre : " Reste ici, lui dit-elle. Si la Bête pouvait " le " manger...ce ne serait pas un grand dommage ! "...Finalement le petit accompagna son demi-frère à la fontaine et c'est lui, le fils de la marâtre, que la Bête choisit et dévora dans un ravin, près du village. Cette histoire est rapportée à l'abbé Pourcher par un nommé Mouton, de Saint-Julien des Chazes : ce Mouton a acheté, pour le compte de l'abbé,le fusil avec lequel Jean Chastel avait tué la Bête ; il l'a payé 22,50 F et le lui a envoyé à Saint-Martin.
Il arrivait que cette bête rusée attaquât les agneaux et l
es fît souffrir : elle pensait que leurs bêlements feraient sortir les petits bergers qui se cachaient d'elle !
Un serrurier de Langeac, Miramont, relate à l'abbé Pourche
r une histoire de la Bête que son grand-père racontait. A Lesbinières, paroisse de Dèges, canton de Pinols, deux filles allaient aux champs porter le manger à leurs parents. La Bête sortit d'un blé prêt à moissonner et attaqua une des filles. Quand on vint ramasser les restes, " on trouva que la couture du devant de sa robe avait été décousu, comme si une personne l'avait fait ".
Une personne...De là à voir dans la Bête que
lque sadique...il n'y a qu'un petit pas à franchir, que d'aucuns ont franchi allègrement, et même dès les premiers mois.
Selon un correspondant anonyme de Marvejols, 25 j
anvier 1765, les paysans s'imaginent, devant l'agilité surprenante de la Bête, qu'il s'agit d'un sorcier. L'un d'entre eux ne l'a-t-il pas entendue dire, " très distinctement " : " Avouez, mon ami, que pour un vieillard de 80 ans, ce n 'est pas mal sauter ! "
Ils ont renoncé aux armes à feu, raconte encore notre Marvejolais, et n'utilisent
, pour se défendre, que des bâtons ferrés ou de ces " paradous " avec lesquels on taille les sabots.



Un homme-loup!


Intelligente comme un homme et dotée de plus de p
ouvoirs qu'une sorcière, cette Bête n'était-elle pas une sorte d'homme-loup ?
Près de
Fournels, deux femmes des Escures, qui s'en allaient à la messe, avaient été rejointes par un homme extrêmement bourru...Les longs poils de son estomac, sortant par une fente de sa chemise, leur faisaient si peur tout le long du chemin que la respiration leur manquait. A peine tenaient-elles sur leurs jambes quand l'homme, brusquement, les quitta...Et dans la matinée, on vit la Bête aux environs ! " C'était le loup-garou qui voulait, de rage, les empêcher d'aller à la messe ! ".
L'abbé Pourcher, critique à
ses heures, en tout cas soucieux de précision, dit à propos de telles histoires : si on voulait en vérifier l'authenticité, on s'entendait répondre : " C'est vrai, mais ça s'est passé ailleurs... "Ailleurs, on vous renvoyait toujours ailleurs...Et qui le premier l'a dit ? Je ne sais pas ?.
Mais voici pour une fois qu'on nomme " le voyant "
!Palheyre, surnommé Bégou, du village de Pontajou (Venteuges), se réveille une nuit et sort au clair de lune. Et il voit, tout près, dans le ruisseau du Pontajou, un homme grand, couvert de poils, qui se trempait dans l'eau, en sortait, s'y jetait à nouveau, en ressortait. S'apercevant qu'il est épié, l'homme saute pour de bon hors du ruisseau, se change au même instant en bête et s'élance vers Bégou...Celui-ci a juste le temps de verrouiller sa porte !.
De cette invraisemblable mutation d'un homme en bête
, Pierre Pourcher ne tire aucune conclusion. Mais pour Henri Pourrat la vision de Bégou devient le point de départ d'un conte fantastique. Faisant un pas décisif, il met un nom sur le personnage velu qui se baignait dans le Pontajou : c'est tout simplement Antoine Chastel, le second fils de Jean Chastel. " L'homme changé en bête...qui en prend la forme, les appétits, les fureurs, au point que les vrais loups le respectent et ne l'attaquant jamais "...c'est Antoine. Il fait partie de ces mystérieux loups-garous, qui " reçoivent une peau de bête et le pouvoir de se changer en bête ".



Antoine Chastel mène-loups ou loup-garou

Voilà Antoine Chastel institué par Henri Pourrat g
rand artisan des meurtres de la Margeride...Mais Pourrat ne fait qu'insinuer...Il suggère même une autre solution : la vraie bête, si ce n'est pas lui, est man½uvrée par lui...par ce mène-loups, ce sorcier...C'est lui qui la dépêchait à tel ou tel dans les villages, qui l'envoyait hurler devant la porte ou se dresser sur ses pattes dans l'embrasure des fenêtres...Et c'est lui encore qui l'a " envoyée tomber d'elle-même sous les balles bénites " de son propre père Jean chastel.
Pourrat a l'art subtil de prése
nter le merveilleux et l'invraisemblable comme une chose qui d'elle-même s'impose, qui va de soi...Aussi est-il très difficile de dissiper cette atmosphère magique qu'il a si bien su créer autour de la Bête. " Cet Antoine velu, bourru, effrayant de solitude, sauvagement terré au milieu des mâtins et des loups " est une création romanesque assez fascinante.
Qui croit encore à l'efficacité des balles bénites ? Mais les sorci
ers et les magiciens, tant d'esprits qui ne s'estiment pas rétrogrades s'y intéressent aujourd'hui ! Les loups-garous sont une très antique croyance. Les Grecs déjà connaissaient les lycanthropes (hommes-loups). Jurisconsultes et théologiens du Moyen Age affirment leur réalité. Quand ils sont sur leurs deux pieds, leur peau de loup a les poils en dedans ; dès qu'ils se métamorphosent en loups, ils la retournent et s'élancent alors à quatre pattes avec leurs yeux étincelants, leurs dents crochues, leurs grandes gueules...Ils dévorent chiens et enfants...Jadis on les brûlait, tout comme les sorcières.
Ils sont restés vivants dans le folklore de toutes nos provinces : et Henri P
ourrat suit fidèlement l'imagination populaire, quand il mêle dans Antoine Chastel l'homme et la bête, quand il lie ce demi-sauvage par des liens obscurs aux forces du monde animal.



Les Chastel et la Bête rêveries et réalité


De la connivence entre les
Chastel et la Bête on prétend donner une preuve matérielle : la tuerie aurait cessé au temps où ils étaient en prison.
Notons d'abord que beaucoup d'enfants ou de femmes
ont été dévorés bien loin de la Beyssère, paroisse des Chastel : depuis Saint-Etienne de Lugdarès, en Vivarais, jusqu'à Saint-Chély d'Aubrac en Rouergue, depuis Ally en Auvergne jusqu'à Rieutort de Randon.
Par ailleurs les meurtres ont connu des périodes d
'accalmie sans rapport avec l'incarcération des Chastel : par exemple du 25 novembre au 15 décembre 1764 ; du 1er novembre 1766 au 2 mars 1767...Les Chastel sont mis en prison le 17 août 1765 : et la Bête tue trois fois le mois suivant, en septembre. Ils sont libérés, peut-on croire, peu après le 3 novembre 1766, date du départ d'Antoine de Beauterne : or depuis le 21 septembre, jour où Antoine a tué le grand loup des Chazes, jusqu'au 4 mars de l'année d'après, l'hiver est calme : une seule victime à déplorer, le 21 décembre 1765.
Mais bien des gens s'obstineront à croire malgré tout que cet
Antoine Chastel (dont, historiquement, on ne sait rien), du fond des bois brumeux de la Margeride, commandait les carnages, les faisait exécuter par quelque animal extraordinaire...peut-être une hyène échappée de la foire de Beaucaire...A moins que lui-même ne se fît loup pour se griser de jeunes chairs sanglantes...Lui ou quelque autre...de préférence un gentilhomme aux instincts pervers...et caché de préférence dans une abbaye...
Chacun dresse l'oreille ou écarquille les yeux si on lui présente un animal
aux pouvoirs de magicien, un sadique affolé par le sang des garçons ou la chair des jeunes filles, un homme qui se fait loup, qui en épouse les fureurs en les multipliant.


LES RAVAGES DE LA BETE... PENDANT TROIS ANS.

Date Nom (Age) Village Commune Circonstances
30 juin 1764 Jeanne Boulet 14 ans Les Ubas St Etienne deL. Tuée par une bête féroce.
Enterrée le 1 juillet.
8 août 1764 Une fille 15 ans Masméjean Puylaurent Inconnues
Fin août 1764 Un garçon 15 ans non précisé Cheylard-L'Evêque Inconnues
1 septembre 1764 Un garçon 15 ans Pradels Chaudeyrac Inconnues
6 septembre 1764 une femme 36 ans Les Estrets Arzenc de Randon Egorgée dans son jardin, à demi dévorée
16 septembre 1764 petit vacher Choisinets St Flour de Mercoire Renversé.
Ventre ouvert
26 septembre 1764 une fillette 12 ans Le Thort Rocles Egorgée. Dévorée
28 septembre 1764 une fillette 12 ans non précisé Rieutort-de-Randon Déchiquetée. Dévorée.
A 50 pas de la maison
7 octobre 1764 une fille 20 ans Apcher Prunières Trouvée dévorée. Tête retrouvée
8 jours après
15 octobre 1764 un enfant 10 ans Contandrez Ste Colombe de Peyre Tête coupée.
Poumons mangés.
19 octobre 1764 jeune fille 21 ans Grazières Saint Alban Dévorée.
Menait paître le bétail
25 novembre 1764 Catherine Vally
60 ans Buffeyrettes Aumont Tête coupée.
Poitrine mangée
7 décembre 1764 Martial Mathieu Auzenc Paulhac Berger. Dévoré
15 décembre 1764 Catherine Chastang 45 ans Sistrières Védrines St-Loup Dévorée en partie. Tête à 100 pas
21 décembre 1764 une fillette 12 ans Le Puech Fau-de-Peyre Dans son jardin.
Tête emportée
24 décembre 1764 un jeune garçon non précisé Chaulhac Dévoré
27 décembre 1764 une jeune fille 19 ans Boussefol Rieutort de Randon Dévorée
1 janvier 1765 fils Limagne16 ans Le Falzet Chanaleilles Tête coupée.
Bras emporté et mangé
2 janvier 1765 Jean Chateauneuf
14 ans Le Mazel Grèzes Dévoré
6 janvier 1765 Delphine Courtiol St Juéry Fournels Dans son jardin.
Poitrine ouverte
6 janvier 1765 jeune fille Morsange Maurines Tuée dans un bois
7 janvier 1765 une fille Rieutort Marchastel Tuée. La Bête passe en Rouergue
12 janvier 1765 7 enfants Villaret Chanaleilles Combattent victorieusement la Bête
12 janvier 1765 un enfant Le Mazel Grèzes Dévoré
14 janvier 1765 un garçon 13 ans Lescure Chapelle-Laurent Canton de Massiac. Dévoré
17 janvier 1765 un homme solide Le Mazel Grèzes Fait le moulinet avec
son fusil. Sauvé
23 janvier 1765 Jeanne Tanavelle Chabanolles Lorcières Lutte acharnée. Egorgée.
Tête à 200 pas
23 janvier 1765 un enfant 3 ans non précisé Venteuges Emporté. Dévoré
27 janvier 1765. St-Poncy. La Bête traverse le bourg
30 janvier 1765 une fille 14 ans Charmensac St-Just Grièvement blessée. Meurt à St Flour
30 janvier 1765 une fille Villaret St Chély d'Aubrac Mangée sous les bois d'Aubrac
1 février 1765 un enfant non précisé Javols Enlevé...mais sauvé
17 février 1765 Jeune garçon non précisé Chapelle Laurent Dévoré
aux trois-quarts
28 février 1765 une petite fille 8 ans Chabrier Arzenc-d'Apcher Emportée. Presque entièrement dévorée
? un enfant non précisé Penaveyre A l'ouest de Grandvals
9 février 1765 Marie-Jeanne Rousset 12 ans Mialanettes Le Malzieu Tête coupée, emportée, rongée



CONCLUSION Si l'on pouvait remonter le temps...


En fin de compte, de nos jours,personne ne peut avoir de certitude absolue sur la véritable nature de la "Bête".
Les gens de l'époque connaissaient parfaitement,pour les cotoyer quasi quotidiennement,les loups et les craignaient moins que nos contemporains.
Si certaines descriptions de l'animal sont indéniablement proches de lupus lupus, d'autres sont pour le moins farfelues, voire complétement saugrenues.L'émotion, le choc, la peur influent l'inconscient et chacun sait que tout témoignage est sujet à caution dans la mesure où l'imaginaire,l'ignorance, la superstition peuvent l'entacher sans que la bonne foi soit pour autant remise en cause.
Ce que l'on sait de manière irréfutable, c'est que de nombreuses agressions ont eu lieu;mais c'est à peu près tout, le reste n'est affaire que d'hypothèses ou de suppositions.
En effet, comment admettre la réalité d'un seul animal quand on connaît les distances et le laps de temps qui séparent certaines attaques?
Comment ne pas penser pour certains des faits relatés que, s'il s'agissait de loups, leur comportement véritablement contraire à leur nature sauvage ( tous les spécialistes s'accordent sur ce point), ils étaient atteints de la rage?
Les loups certes étaient nombreux à cette époque et chacun sait que ces animaux vivent et chassent en meute, or on ne relève chaque fois la présence que d'un seul animal,au comportement du reste fort singulier puisque narguant ses observateurs,venant lorgner l'intérieur des logements et leurs occupants en s'appuyant nonchalamment sur l'appui de la fenêtre, "torturant" sciemment des agneaux non pour s'en délecter mais pour attirer leurs bergers.Ces attitudes ressembleraient davantage à celles des hommes...Qui pourrait affirmer de manière absolue que, quelques fois,un sadique n'ait pas mis à profit la croyance en la présence d'un loup monstrueux pour assouvir sa perversité.Un loup déchire sa proie,chair et tissu tout ensemble.Or, certains restes étaient comme "présentés", donnant à distance l'apparence du sommeil.
Par ailleurs, en ces lieux reculés et isolés,les gens du peuple étaient profondément inféodés et au clergé pour leurs convictions religieuses et à la classe "dominante" de l'aristocratie pour leurs connaissances. Ne savait-on pas mieux qu'eux ce qui était bon pour eux et ce qui ne l'était pas?Incultes, analphabètes,il était facile de les impressionner et de les convaincre de la nature de ce que leurs yeux avaient vu et de taire par ailleurs ce qui pouvait déranger. La "Bête" ne s'est jamais attaquée qu'à de "petites gens".Coïncidences? Là encore, le mystère reste entier.
Comment ne pas imaginer que cet animal devenu mythique pouvait bien être le produit hybride entre chiens de grandes races, puissantes et agressives,inconnues en France à cette époque mais pas des habitants de certains pays limitrophes, entre eux et pourquoi pas, entre eux et des loups communs? Dressé(mais par qui et pourquoi)?, resté ou retourné à l'état sauvage?, en tout cas il impressionnait plus les hommes que le bétail,pourtant plus connu pour sa placidité(ce sont de jeunes enfants qui les menaient) que pour sa téméraire bravoure, puisque celui-ci n'hésitait pas à l'attaquer de front avec succès.
Une autre énigme subsiste : c'est la cessation aussi brusque que l'apparition des attaques,au terme de trois ans presque jour pour jour. Bien sûr,Chastel affirmait avoir tué la "Bête" mais d'autres avant lui s'était arrogés cette prérogative et les agressions s'étaient poursuivies, tantôt à un rythme soutenu (plusieurs dans la même journée),tantôt avec des plages de répit plus ou moins longues(plusieurs semaines)Cet animal s'octroyait-il donc des "vacances" entre les carnages pour se remettre de ses folles équipées meurtrières?
Que penser, par ailleurs, de ce "geste de rage" consistant à égorger un porc ou un mouton se trouvant pour leur malheur sur son chemin alors qu'il voyait la proie initialement visée lui échapper.Egorger mais pas dévorer? Ce n'était donc pas la faim qui poussait le loup hors du bois! Mais alors quoi?
Comme vous pouvez le constater, pas facile d'y voir clair.Pas d'appareils photo pas plus que de médecins légistes aux connaissances médicales poussées disposant d'un matériel performant pour éclairer notre lanterne.
Aussi, si certains d'entre vous disposent de documents ou de sources d'information plus complètes, qu'ils n'hésitent pas à m'en faire part, je leur en serais très reconnaissant et avec moi, je n'en doute pas, tous ceux que cette histoire intéresse d'autant plus qu'elle les intrigue.

# Posté le dimanche 12 mars 2006 04:29

L'ATLANTIDE

L'Atlantide, tout en restant, pour la plupart des gens, un mythe qui n'a pas jusqu'à ce jour été démontré scientifiquement, mais qui, au fil des millénaires, a traversé toutes les civilisations connues. Les grands ancêtres supérieurs, les dieux, demi-dieux et géants dont parlent toutes les religions - y compris la Bible - et qui semblent à beaucoup une allégorie et une fantaisie des anciens peuples, sont néanmoins présents dans toutes les cultures méditerranéennes et amérindiennes. Dans toutes les cosmogonies, quelles qu'elles soient, on parle de déluge, déluge qui, lui, a été prouvé par des fouilles.

Le fait qu
'il y a quelques 10 000 ans, l'axe de la terre ait basculé provoquant un glissement des pôles, a forcément causé des cataclysmes géologiques et géographiques. Ne peut-on admettre alors que des civilisations brillantes aient été englouties dans les océans alors que des chaînes de montagnes émergeaient ?

Ou peut-être
l'inconscient collectif refuse-t-il le fait qu'une civilisation avancée technologiquement puisse disparaître complètement de la surface de la Terre, de peur qu'un cataclysme semblable puisse détruire celle des hommes actuels.

Pourtant, à
y bien regarder, il reste, de l'Atlantide, des indices qui embarrassent beaucoup de savants, en leur posant le problème d'une connaissance perdue, par la technicité des méthodes pour construire les pyramides, apparues simultanément de chaque côté de l'Atlantique, qui, entre nous soit dit, porte tout de même un nom qui ne correspond à aucun lieu existant, contrairement aux autres mers et océans.

Il faut citer
également les mégalithes qui jalonnent la côte Est de l'Atlantique, telles que, parmi les plus connues, Stonehenge et les alignements de Carnac. De l'autre côté de l'Océan, à l'Ouest cette fois, au Pérou, les "pistes" de la Nazca, qui ne peuvent être vues que du ciel, sont aussi un dilemme pour la science officielle. A quoi (et à qui) servaient-elles ? La ville de Tiahuanaco dans les Andes, fut jadis un port ! Preuve, s'il en faut, que le visage du monde d'alors n'était tel que nous le connaissons à l'heure actuelle.

Alors, pourquoi refuser d'admettre qu'il a des milliers d'années, des hommes avaient autant, sinon plus, de connaissances que nous, alors que notre civilisation judéo-chrétienne n'a que 2 000 ans et que les progrès technologiques n'ont cessé de s'accélérer depuis le début de ce siècle. Il y a 100 ans à peine, on croyait qu'un objet plus lourd que l'air ne volerait jamais, ni qu'un train ne pourrait jamais dépasser la vitesse de 50 km/h.

Mai
s la technologie progresse chaque jour et de nouvelles données sont mises à jour. Nous avons découvert que la Terre est bien plus vieille que ce que nous pensions et donc, par conséquence, que l'humanité l'est aussi !

Le
30 avril 1991 une série de raz de marées a englouti 138 000 personnes au Bengladesh. Si un cataclysme de cette amplitude peut arriver de nos jours, pourquoi un autre d'une amplitude égale ou plus grande encore n'aurait-il pas pu arriver il y a longtemps, détruisant une civilisation alors florissante - quelqu'en ait pu être l'emplacement ?

A ce jou
r, plus de 25 000 ouvrages ont été écrits au sujet de l'Atlantide. C'est Platon, qui le premier, lança le débat, voilà plus de 2 000 ans. Ce qui lui a valu, jusqu'à maintenant l'image d'un joyeux plaisantin ! Ce qui est bien connu ! Demandez donc aux étudiants qui pâlissent sur leur version grecque ce qu'ils en pensent !

Jules Vern
e, lui, dans son roman "Vingt mille lieux sous les mers" retrouve l'Atlantide avec le capitaine Nemo et son célèbre Nautilus. Fiction ? Peut-être, mais quand on sait que la plupart de ses romans, qui semblaient sortir de son imagination fertile, sont devenus des faits, alors allez donc savoir !

Edg
ar Cayce, extraordinaire voyant, bien connu aux États Unis, donna dans les années 30, des détails très précis de la civilisation atlante, qui confirmaient les textes de Platon, qu'il n'avait pourtant jamais lus, et qui allait à l'encontre de ses convictions religieuses.


Pour ou contre ?




Depuis le jour où Platon rapporta au monde les explications d'un certain prêtre de Saïs, la question de l'Atlantide n'a cessé de soulever les passions.

Aristote (384-322 avant JC), disciple de Platon, f
ut l'un des premiers â mettre en doute l'existence du continent disparu; il n'est pas absurde de croire que cette attitude négative lui fut dictée par la jalousie. Aristote - qu'importunait la gloire de son maître - crut trouver dans la négation de l'existence de l'Atlantide un moyen de discréditer quelque peu Platon aux yeux de ses contemporains. Man½uvre à la fois mesquine et contradictoire, puisqu'Aristote n'hésite pas à citer, dans ses écrits, une île située au milieu de l'Atlantique et baptisée Antilia par les Carthaginois!

Au contr
aire, Krantor, autre disciple de Platon, soutint la véracité des dires de son maître et affirma avoir vu personnellement les colonnes sur lesquelles était gravée l'histoire des Fils de Poséidon...

Hérodo
te, au Ve siècle avant notre ère, parle des Atlantes " qui tirent leur nom d'une montagne appelée Atlas, ronde et conique, qui va en s'amincissant, si haute, dit-on, que son sommet est invisible, les nuages ne le quittent jamais, ni l'été ni l'hiver... ". Et Thycyde (460-400 avant JC) d'écrire dans les Guerres du Péloponnèse: " La mer â Orobiaï en Eubée, se retirant de ce qui était alors la côte et se soulevant en une énorme vague, recouvrit une partie de la ville; puis elle se retira en certains points, mais en d'autres l'inondation subsista, et ce qui était jadis la terre est aujourd'hui la mer. Les gens qui n'avaient pu se réfugier sur les hauteurs périrent. Une inondation semblable se produisit dans le voisinage d'Atlantë, une île de la côte des Opuntian Locri. "

Au premier siècle de notre ère, Diodo
re de Sicile évoque un royaume " divisé entre les fils d'Uranos, dont les plus célèbres étaient Atlas et Chronos. Parmi ces fils, Atlas reçut pour sa part les régions de la côte de l'océan, et il ne donna pas seulement le nom d'Atlantioï â ses peuples, mais appela également Atlas la plus haute montagne du pays. On disait aussi qu'il avait été le premier â présenter â l'humanité la doctrine de la sphère; et c'était pour cette raison qu'on croyait que les cieux tout entiers reposaient sur les épaules d'Atlas. "

Tertullien (180-240 après JC
) n'hésite pas à rappeler que " parmi les îles, Délos n'est plus... Samos est un tas de sable... Dans l'Atlantique, on cherche en vain cette île de la taille de la Libye ou de l'Asie; lorsque le côté de l'Italie, coupé en plein centre par la violente secousse des mers asiatiques et tyrrhénienne, ne laisse d'autre vestige que la Sicile... " Et Arnobius Afer, éc½uré par cette mode fâcheuse qui tend, au troisième siècle de notre ère, â rendre les chrétiens responsables de toutes sortes de maux, de s'interroger amèrement: " Est-ce notre faute si, voilà 10.000 ans, un grand nombre d'hommes s'enfuirent de l'île qu'on appelle l'Atlantide de Neptune, comme nous le dit Platon, et ruinèrent et anéantirent d'innombrables tribus ? "

L'historien roma
in Marcelinus (330-395 après JC) fait état de tremblements de terre qui " ouvrirent d'énormes bouches et engloutirent des portions de la terre; ainsi dans la mer Atlantique, sur 1a côte d'Europe, une grande île fut avalée... "

Se référant à " certains historiens de la me
r extérieure ", le néo-platonicien Proclus (410-485) écrit: " il y avait dans cette mer sept îles, consacrées en leur temps â Perséphone, et trois autres de grande taille dont l'une consacrée à Pluton, une â Ammon et une à Poséidon, celle-ci ayant une surface de mille stades. Ils disent également que les habitants de cette île consacrée â Poséidon conservaient le souvenir de leurs ancêtres, et de l'île atlantique qui se trouvait là, merveilleuse, en vérité, qui avait dominé pendant des siècles toutes les îles de la mer Atlantique et était également consacrée à Poséidon... "

Quant à Pline l'Ancien, au liv
re VI de son Histoire naturelle, il écrit: " A l'opposite du golfe Persique et vis-à-vis de la côte d'Éthiopie, est située l'île Cerné. On ne connaît au juste ni sa grandeur ni sa distance. Polybe place cette Cerné à l'extrémité de la Mauritanie, vis-à-vis du mont Atlas, à huit stades du continent. Cornelius Nepos parle d'une Cerné à laquelle il ne donne pas plus de deux milles de circuit. En face du mont Atlas est, dit-on, l'île Atlantide, passé laquelle, à cinq journées de navigation, la terre ne présente plus que des déserts... "

En
refusant au continent disparu toute possibilité d'existence, les ennemis de l'Atlantide ont adopté, et continuent d'adopter, une attitude certes contestable mais unitaire. Et il est sans doute dommage que, sur ce dernier point, les amis de l'Atlantide n'aient pas cru bon devoir les imiter. En se trompant de cible, en confondant l'essentiel et 1e secondaire, en se souciant moins du message traditionnel transmis par l'Atlantide à la postérité que de la localisation de l'île fabuleuse, ils se sont lancés dans une mauvaise querelle qui ne pouvait que les affaiblir et discréditer un peu plus, aux yeux d'un public naturellement sceptique, la cause qu'ils s'imaginaient défendre...

C'est ainsi qu'au XIVe siècle, Bory de Saint-Vincent voit dans l
es Açores et les îles Canaries des vestiges de l'Atlantide. Au XVIIe siècle, Rudbeck place l'Atlantide en Scandinavie. Le Père Kirsher, jésuite, la place au centre de l'Atlantique. Francis Bacon la voit en Amérique. Un siècle plus tard, Baër la localise en Palestine tandis que l'astronome Bailly l'installe en Mongolie. Au XIXe siècle, Godron l'imagine enfouie sous le Sahara. Etienne Berlioux la situe également en Afrique du Nord. Quant à Donnelly, d'accord avec Platon, il la range en plein Atlantique; ajoutant: " fondateurs de la quasi-totalité de nos arts et de nos sciences ; ils (les Atlantes) furent les pères de nos croyances fondamentales; ils furent les premiers civilisateurs, les premiers navigateurs, les premiers commerçants, les premiers colonisateurs de la terre; leur civilisation était ancienne alors que l'Égypte naissait, et il allait s'écouler des milliers d'années avant que l'on ne songe même à Babylone, Rome ou Londres. Ces disparus étaient nos ancêtres, leur sang coule dans nos veines; on entendait prononcer dans leurs villes, leurs cours et leurs temples, sous leur forme primitive, les mots que nous utilisons quotidiennement. Chaque lignée de race et de pensée, de sang et de croyances ramène à eux. "

Donnelly n'était pas sans avoir examiné les travaux de
Brasseur de Bourbourg, et d'Auguste Le Plongeon, tendant à prouver l'existence de nombreuses similitudes cultuelles, culturelles et eschatologiques entre la civilisation maya du Yucatan, et celle de l'Atlantide.

Citons à ce propos un extrait d'une traduction des hiérogly
phes relevés par le Plongeon sur la pyramide de Xochicalco, au Mexique: " Une terre dans l'océan est détruite et ses habitants meurent tués afin d'être transformés en poussière... " Cette " terre dans l'océan " désigne-t-elle Mû, l'Atlantide, ou les deux continents à la fois ?

En début de siècle, l'écossais Lewis Spence penche pour l'exi
stence de deux Atlantides: celle de Platon et une autre, située non loin de l'actuelle mer des Sargasses...

Les archéologues allemands
Schulten, Herman, Henning et Jessen identifient l'Atlantide â la fameuse Tartessos, île placée à l'embouchure du Guadalquivir.

Les fran
çais Butavand et Jolleaud - rejoignant Berlioux et Borchard - situent l'Atlantide en Afrique du Nord et la font déboucher dans le golfe de Gabès.

Des savants russes la localisent en mer Caspienne ou en C
rimée. Des savants espagnols en Espagne. Des allemands en Allemagne. Des irlandais en Irlande. Des suédois en Suède. Des vénézuéliens au Vénézuela...

L'explorateur Léo Frobénius identifie les Atlantes au
x guerriers Yoruba (Nigeria) qui sévissaient aux environs de 16000 ans avant JC dans une contrée dont Solon nous dit... " qu'elle était recouverte d'une végétation luxuriante, que des plantes chargées de fruits fournissaient nourriture, boisson et médicaments, qu'elle produisait «l'arbre au fruit vite corrompu » (la banane) et d'agréables épices (le poivre), qu'on y trouvait des éléphants, que le pays produisait du cuivre et que les habitants portaient des vêtements d'un bleu profond... "

Jürgen Spanuth situe l'Atlantide dans l'île d'Hél
igoland, en mer du Nord, tandis que Galanopoulos et Bacon la voient à Santorin (Crète). Convenons que ces deux hypothèses non conformistes sont extrêmement séduisantes. Héligoland - appelée par les grecs Electris à cause de ses riches gisements d'ambre - signifie " Terre Sainte " . Elle joua dans l'Antiquité un rôle commercial non négligeable et connut une série de tremblements de terre dont le plus important eut lieu vers 1500 ans avant JC. Elle ne put remplir le rôle d'intermédiaire - généralement attribué à l'Atlantide - entre les civilisations sud-américaines et méditerranéennes. Elle ne fut, semble-t-il, qu'une colonie atlante. Idem pour Santorin, en mer Égée. Sa destruction brutale, en 1500 avant JC, a le mérite d'expliquer l'étrange disparition, au milieu du deuxième millénaire avant notre ère, des civilisations crétoise et mycénienne. Mais rien d'autre.

Par contr
e, l'Atlantide Atlantique défendue par Paul Le Cour et ses continuateurs (responsables et membres d'Atlantis) correspond à la localisation donnée par Platon et par la Tradition. Signalons au passage qu'Atlantide et Atlantique possèdent une racine identique et renferment les consonnes tl que l'on retrouve dans Quetzalcoatl, Popocatépetl, Toltèque, Aztlan, Atlas - noms historiques ou géographiques toujours .en usage de part et d'autre de l'Atlantique.

Quant aux arguments s
cientifiques et archéologiques favorables à cette hypothèse, ils ne manquent pas. La disparition de l'Atlantide - 9500 ans avant notre ère -- correspond au recul de glaciation enregistré lors de la naissance du Gulf Stream. Ensuite, il existe une chaîne dorsale su milieu de l'Atlantique. Et celle-ci réserve â ses explorateurs bien des surprises. C'est ce que rappelle Immanuel Vélikovsky dans ses Grands Bouleversements terrestres. " Le professeur M. Ewing, de l'université de Columbia, a publié en automne 1949 le rapport d'une expédition faite dans l'océan Atlantique, et dont les explorations portèrent spécialement sur la région de la crête médiane de l'Atlantique, cette chaîne montagneuse orientée du nord au sud au fond de l'océan, dont elle suit le dessin général. La crête, ainsi que les parties du fond océanique situées à sa droite et à sa gauche, révéla aux membres de l'expédition une série de faits qui constituent " de nouvelles énigmes scientifiques. "

" L'une d'elles fut la découverte de sable de pl
age préhistorique... sable remonté, dans un cas, d'une profondeur de 3200 mètres, et, dans l'autre cas, d'une profondeur de 5600 mètres, loin de tout endroit où des plages existent actuellement. "

Normal
ement, comme le souligne Vélikovsky: " il ne devrait pas y avoir de sable grossier sur les fonds éloignés des côtes, car le sable se forme sur les terres et sur le socle continental, qui constitue le rebord littoral de l'océan et de ses mers. "

Le professeur Ewing se tro
uva donc devant un dilemme: ou la terre s'était abaissée de 3200 à 4800 mètres, ou la mer avait jadis été de 3200 à 4800 mètres plus basse qu'aujourd'hui. Il s'interrogea: " Si la mer fut jadis 3200 mètres plus bas, où toute l'eau supplémentaire a-t-elle pu se rendre? > . Car, comme le rappelle Vélikovsky: " On considère comme une vérité admise en géologie que les mers n'ont pas changé leurs fonds, sauf quand des eaux peu profondes ont envahi des régions continentales basses. Il était donc difficile d'accepter cette surprenante constatation, que le fond de l'océan eût jadis fait partie de la terre ferme. "

Autre sujet d'étonnement: on admettait communément que le fond d
e l'océan fût recouvert d'une épaisse couche de sédiment, puisque celui-ci était censé s'y accumuler depuis des temps immémoriaux. Or, sur les bassins flanquant la crête médiane de l'Atlantique, Ewing s'aperçut que la couche sédimentaire avait moins de trente mètres d'épaisseur. Elle était notamment composée de poussières volcaniques, de poussières continentales apportées par le vent, de cendres de météorites brûlées et de < poussières cosmiques venant de l'espace extra-atmosphérique et se répandant incessamment sur le globe. " L'expédition remonta également " des roches de type igné (c'est-à-dire ayant subi l'action du feu) des flancs et des sommets de la crête, ce qui signifie que des volcans sous-marins et des flots de lave s'y sont manifeste. " Il y avait aussi, à 1100 mètres de profondeur, " du granit et des roches sédimentaires de types qui durent, à l'origine, avoir fait partie d'un continent. "

Ainsi, le très sérieux professeur E
wing admettait l'existence d'un continent en plein océan atlantique! Mais, soucieux de ne point passer pour hérétique aux yeux de ses pairs, il s'empressait d'ajouter: " Il n'y a pas lieu de croire que cette puissante masse montagneuse sous-marine ait le moindre rapport avec la légendaire Atlantide perdue, que Platon décrit comme s'étant engloutie sous les vagues. "

Un continent: soit ! Mais pas l'Atlant
ide. Surtout pas l'Atlantide !

Pourtant, les indices permettant de
croire en l'existence de l'Atlantide sont légion: quasi absence de sédiments épais sur les bassins jouxtant la crête médiane de l'Atlantique, présence de roches ignées, de sable préhistorique, de granit et de roches sédimentaires " de types qui durent à l'origine avoir fait partie d'un continent ", découverte du mur cyclopéen de Bimini avec ses racines de manglier fossilisées, présence de tachylite (lave basaltique qui se vitrifie à l'air libre) près des Açores, nombreuses analogies entre les civilisations sud-américaines et africaines (pyramides, emploi du bronze, momification) ne pouvant s'expliquer que par l'existence d'une terre intermédiaire, mentions de mystérieux civilisateurs venus de l'Est pour les anciennes civilisations d'Amérique du Sud, et de l'Ouest pour les Égyptiens. Autant de constatations confirmant les dires de Platon, et permettant de croire en l'hypothèse de l'Atlantide. Une Atlantide que ne contrarie nullement la théorie dite de la " dérive des continents " de Wagener. Une Atlantide qui - en vingt-quatre heures - fut expédiée brutalement au fond des eaux.

Elle ne fut pas la seule. Ma-Noa, ville d'or bâtie sur une î
le, que chercha en vain Marcel Homet, fut engloutie au milieu d'un lac de la Serra do Pari-Ma. Héliké fut submergée, dans le golfe de Corinthe, lors d'un tremblement de terre. Elle resta visible des siècles durant à la grande joie des touristes romains qui venaient contempler la statue de Zeus se détachant dans l'eau claire. En Inde, les ruines d'une cité immergée gisent au large de Mahabalipuram, dans la province de Madras. Idem dans le golfe du Mexique, près de Cozumel. En France, il est question de la ville d'Ys engloutie près des côtes bretonnes. En U.R.S.S., les ruines d'une cité antique ont été découvertes dans la baie de Bankou.

En mer Égée, près de Mélos, un arch
éologue qui cherchait les bras de la Vénus de Milo, a trouvé incidemment une ville gisant par 120 mètres de fond. Une ville a également été découverte au large des côtes péruviennes. On parle d'une cité couvrant 4 hectares de fonds marins au nord de Cuba. Des sondages sous-marins effectués au large du Vénézuéla ont permis de localiser un mur de plus de 150 km de long. Un mur dix fois plus petit a été détecté, de la même façon, au large du cap de Hatteras. Sans parler du mur de Bimini découvert dans le fameux triangle des Bermudes. Quant â la célèbre Tartessos, que cherchèrent en vain les professeurs Schulten, Jessen, Herman et Henning, on pense qu'elle gît actuellement quelque part à l'embouchure du Guadalquivir.

Au musée national de Mad
rid, un ancien livre maya baptisé Codex Cortesianus, relate la disparition brutale du continent Mû alors situé dans le Pacifique: " Par son bras puissant Homen causa un tremblement de terre qui eut lieu au coucher du soleil et pendant la nuit, Mû, le pays des collines de terre, fut submergé. (...) A deux reprises, Mû sauta de ses fondations; il fut alors sacrifié par le feu. Il explosa, secoué violemment de haut en bas par des tremblements de terre. " Et le document de Lhassa, découvert par Schliemann dans un vieux temple bouddhique de la ville de Lhassa, au Tibet, et qui, d'après le colonel James Churchward, précise : " Quand l'étoile de Bal (météorite) tomba sur le lieu qui n'est maintenant que ciel et mer, les sept villes avec leurs portes d'or et leurs temples transparents frémirent, et furent secouées. comme des feuilles dans la tempête; et un déluge de feu et de fumée s'éleva des palais. (...) La terre (de Mû) et tous ses habitants furent mis en pièces et engloutis dans les flots. ".

Descriptions q
ui nous rappellent étrangement le texte de Platon selon lequel, en l'espace d'un jour et d'une nuit terrible, des secousses telluriques violentes, des cataclysmes ravagèrent l'île Atlantide et la firent disparaître dans la mer.

Une Atlantide embrasée par le feu du ciel p
uis noyée dans l'eau de la terre.

A cause de la folie des hommes..
.


Bien qu'on n'ait pas pu trouver, à ce jour, de preuves formelles de l'existence de L'Atlantide, il existe de par le monde beaucoup d'objets que la science et l'archéologie officielle ne peuvent pas expliquer.

Ce sont des objets impossibles, puisque normalement, les techniques nécessaires à leur élaboration n'étaient pas connues à l'époque ! Et pourtant ils existent...




Les Cartes de Piri Reis





En 1520, Muhiddin Piri Reis, dit amiral Piri Reis (1470-1554), publiait en Turquie l'atlas Bahriyye destiné aux navigateurs. Ces cartes munies de notes marginales sur peaux de chevreuil furent découvertes par Halil Edhem, directeur des musées nationaux, le 9 novembre 1929 au palais de Topkapi à Istanbul.

Dans ses notes, l'amiral Piri révèle l'origine de ces cartes. Au cours d'une bataille navale livrée en 1501 contre les Espagnols, un officier turc du nom de Kemal fit un prisonnier qui avait participé aux trois voyages historiques de Christophe Colomb. Ce prisonnier espagnol possédait tout un lot de cartes fort curieuses.

Grâce à ces cartes, Christophe Colomb a pu définir le but final de son voyage. Si cette supposition est correcte, elle nous fournit une explication de ce qu'écrit son fils Ferdinand dans sa Vie de l'amiral Christophe Colomb : " Il relevait soigneusement toutes les indications que des marins ou d'autres personnes pouvaient lui fournir. Il en fit si bon usage qu'il acquit la conviction indiscutable de la possibilité d'atteindre et de découvrir de nombreux pays à l'ouest des îles Canaries. "

Parmi les documents confisqués par les Turcs à l'Espagnol, il y avait des cartes dessinées par Colomb en 1498, soit six ans après la découverte des Antilles. Pourtant, ces cartes présentent d'une façon complète les continents de l'Amérique du Nord et du Sud, leurs fleuves, le Groenland et l'Antarctique, tous inconnus en 1498. La distance entre l'Amérique du Sud et l'Afrique y est indiquée avec une précision surprenante.

Le Dr Afetinan, professeur turc, écrit dans son livre : La plus vieille carte de l'Amérique

" Dans le chapitre (consacré par Piri Reis à la mer Occidentale), nous trouvons tout ce que l'on savait à son époque sur la découverte de l'Amérique. Il raconte, à ce propos, en se fondant sur des ouï-dire, qu'un certain livre datant d'Alexandre le Grand fut traduit en Europe et qu'après l'avoir lu, Colomb s'en alla à la découverte des Antilles avec les navires obtenus du gouvernement espagnol. On ne saurait douter aujourd'hui que Piri Reis avait mis la main sur la carte utilisée par le grand explorateur. "

Beaucoup de choses restent inexpliquées au sujet de cette carte de Piri Reis. Par qui et comment a été tracée cette carte, avec les contours de l'Antarctique libres de glace, à l'époque de Colomb ou peut-être à celle d'Alexandre le Grand? Après tout, c'est seulement pendant l'Année Internationale Géophysique qu'on a pu sonder le continent à travers la couche de glace et en établir la carte. Le Groenland y est représenté sous l'aspect de deux ou trois îles. Or, le Groenland est recouvert d'une couche de 1 500 mètres de glaciers et c'est seulement récemment qu'une expédition polaire française a pu établir le fait que le Groenland était composé de deux îles principales.

Arlington H. Mallery, Américain considéré comme une autorité en cartographie, a demandé à l'Office Hydrographique des États-Unis de vérifier cette carte énigmatique.

Le commandant Larsen lui a fait là-dessus la déclaration suivante : " " L'Office Hydrographique de la Marine a vérifié une ancienne carte dite carte de Piri Reis établie il y a plus de cinq mille ans. Elle est tellement précise que seul un survol mondial pourrait l'expliquer. A première vue, l'Office Hydrographique s'est refusé d'y croire ; mais il a fini par constater l'authenticité de la carte et il s'en est même servi pour corriger des erreurs dans certaines cartes contemporaines. "

Selon Mallery, la carte archaïque a relevé chaque chaîne de montagnes au Canada septentrional et en Alaska, y compris certaines chaînes qui ne se trouvaient pas sur les cartes du service cartographique de l'armée américaine, mais découvertes depuis.

La longitude marquée sur la carte est exacte, chose absolument surprenante puisque nous avons appris à la calculer seulement il y a deux cents ans. Mallery alla jusqu'à s'écrier

" Nous ne savons pas comment ils ont pu établir cette carte avec une telle précision, sans se servir d'un avion ! "

Cette carte démontre l'existence de la science à une époque lointaine considérée comme n'en possédant aucune. Est-ce Alexandre le Grand qui entra en possession de papyrus conservés au temple de Saïs en Égypte? Ces prêtres étaient certainement renseignés sur l'Amérique, car, d'après Platon, ils dirent à Solon que l'Atlantique " était une vraie mer et que le pays tout autour pouvait certainement être désigné comme un continent. "

Il y a un autre fait assez surprenant qui peut servir d'argument en faveur des très anciennes origines de la carte de Piri Reis, prétendument utilisée par Christophe Colomb.

Les satellites de l'espace nous ont permis d'établir que notre planète a une forme rappelant quelque peu celle d'une poire. Or il existe une lettre de Christophe Colomb dans laquelle il affirme que la terre est formée " comme une poire ". Il y a vingt ans, nous autres, nous n'en savions rien. Comment Colomb a-t-il pu l'apprendre ?

Un mathématicien et astronome du XIIIe siècle, originaire de l'Azerbaïdjan, Nasireddin Tusi, savait, lui aussi, deux cent vingt ans avant Colomb, quelque chose de l'existence de l'Amérique. G. D. Mamedbeily, de l'Académie des Sciences de l'Azerbaïdjan, a récemment découvert que le savant susmentionné évoquait dans ses oeuvres écrites il y a sept siècles, le pays de " Dzhezair Haldat " (" Iles éternelles ") dont les coordonnées géographiques correspondent exactement aux contours orientaux de l'Amérique du Sud. Tout comme Piri Reis, Nasireddin Tusi a dû puiser ses connaissances dans la science archaïque.

En effet, cette carte est normalement impossible, si l'on s'en tient aux connaissances supposées de l'époque pour de nombreuses raisons :

L'île de Marajo à l'embouchure de l'Amazone n'a été découverte qu'en 1543.


Les îles Malouines seront découvertes en 1592.


Les Andes sont représentées, elles ne sont pas encore connues.


Le Lama, mammifère typique de l'Amérique du sud, est peint sur les Andes, il a été identifié en 1598 par les Espagnols.


Les grandes îles au-dessus de l'équateur, inconnues, correspondent aux haut-plateaux sous-marins des îlots St Pierre et St Paul, sur la Grande Dorsale Atlantique ( dont personne ne soupçonnait l'existence ).


On y voit les côtes de l'Antarctique qui ne sera découvert qu'en 1818 soit 300 ans plus tard.


L'Amérique du sud est reliée à l'Antarctique par un isthme qui a disparu il y a 10 000 ans.


Enfin l'élément le plus troublant, celui qui soulève le plus de questions :

Les rivages de l'Antarctique que l'on peut voir sont ceux de la Terre de la Reine Maud sans aucune glace !

Nous avons eu la confirmation de ce tracé en 1949 après les relevés sismiques d'une expédition anglo-suédoise.

Or, même s'il existe encore quelques scientifiques qui continuent à prétendre que la calotte entière est vieille de plusieurs millions d'années, d'autres admettent la possibilité que cette partie de l'Antarctique ait pu être dégagée de ses glaces pendant environ 9 000 ans, il y a au moins 6 000 ans !


Et la carte de Piri Reis - conservée au Topkapi à Istamboul - n'est pas la seule du genre, on en a découvert bien d'autres :

Celles de Ptolémée, datant du IIe siècle et retrouvées au XVe siècle, montrent le Groenland non entièrement recouvert de glace et des glaciers en Suède tels qu'ils étaient il y a 10 000 ans.


Celle gravée sur un pilier en 1137, en Chine, tracée selon une grille faisant appel à la trigonométrie sphérique ( technique utilisée dans les autres cartes occidentales citées ci-après ).


Divers portulans, notamment celui de Dulcert ( 1339 ), d'une précision de notre temps, sur la Méditerranée et l'Europe de l'Irlande à la Russie. Les latitudes y sont parfaitement exactes et l'erreur maximale des longitudes est inférieure au demi-degré.


Celle d'Ibn Ben Zara ( 1487 ) montre l'Europe du nord et son glacier tel qu'il était il y a 12 000 ans et la Méditerranée dont le niveau correspond à celui qui existait à la dernière période glacière. Là encore la précision des longitudes est étonnante.


Celle du portugais De Carneiro ( 1502 ) qui représente toutes les côtes d'Afrique avec une grille utilisant également la trigonométrie sphérique..


Celle d'Andrea Benincasa (1508) sur la mer Baltique avec ses glaciers disparus depuis 10 000 ans.


Celle de Jorge Reinel (1510) qui montre l'Océan Indien avec une étonnante précision des longitudes.


Celle d'Oronteus Finæus (1531) décrit l'Antarctique avec une très grande précision et dégagé d'une grande partie de sa calotte glacière, soit tel qu'il était il y a au moins 6 000 ans.

Outre les côtes dépourvues de glace, les fleuves, les chaînes montagneuses intérieures découvertes assez récemment, elle indique également le pôle sud !



Carte d'Oronteus Finæus

Celle de Zeno (1380 recopiée en 1558) montre le Groenland sans glaces, avec ses montagnes et des îles inconnues.




Carte de Zeno


Celle d'un autre turc, Hadji Ahmed (1559), représente l'Amérique avec une précision qui ne sera égalée que deux siècles plus tard ; elle montre également une terre entre la Sibérie et l'Alaska, là où se trouve le Détroit de Behring, cet isthme a disparu il y a environ 10 000 ans.


Mercator lui-même, dans son Atlas de 1569, montre l'Antarctique avec des éléments encore plus précis que ceux d'Oronte Fine.



Les Pierres d'Ica






Ica est une petite ville du Pérou située à 300 km de Lima, non loin des lignes de Nazca. C'est là qu'ont été découvertes les pierres anciennes gravées, dites pierres d'Ica.

Le Dr. Javier Cabrera possède une immense collection de ces pierres qu'il a appelées " glyptolithes " Les pierres forment une bibliothèque sophistiquée laissée une ancienne civilisation perdue comprenant des images de greffes médicales et de transfusions sanguines, d'hommes avec des dinosaures, et des technologies de pointe tels que des télescopes et des équipements chirurgicaux. La bibliothèque s'étend à des sujets extrêmement variés comprenant les races humaines, des animaux préhistoriques, des cartes de continents perdus, des cartes stellaires et de la connaissance d'une catastrophe universelle.

Le docteur a passé les trente dernières années à essayer d'éclaircir le mystère des pierres. La première pierre de sa collection lui avait été donnée pour son anniversaire comme presse-papier. Les anciennes chroniques espagnoles ont parlé de pierres similaires trouvées dans des tombeaux de l'époque précolombienne

La collection de Cabrera compte plus de 11.000 pierres sur les 15 000 connues. Elles proviennent d'une grotte mise à jour il y a un certain nombre d'années quand un pan de la montagne s'est écroulé lors d'une crue de la rivière Ica . Un fermier illettré dit avoir trouvé la caverne mais refusa toujours d'indiquer son emplacement. L'annonce de cette découverte a capté l'intérêt des chercheurs, et les yeux du monde entier se tournèrent vers Ica. La BBC a aussitôt réalisé un reportage sur cette découverte énigmatique, attirant l'attention des autorités péruviennes.

Craignant de voir ses richesses archéologiques pillées par les étrangers, et en vertu des lois nationales et internationales sur la protection du patrimoine, le gouvernement a fait arrêter et incarcérer le fermier pour pillage du patrimoine national,. Risquant plusieurs années de prison, voire la perpétuité, le fermier changea sa version de l'histoire avouant qu'il avait gravé lui-même les 15 000 pierres . Les pierres n'étaient qu'un canular, et l'affaire fut close.

Pourtant " les connaissances hautement techniques " des scènes défiaient l'entendement de quiconque n'ayant que " peu ou pas d'éducation " et que sans une connaissance scientifique complexe, personne n'aurait pu illustrer les pierres avec autant d'exactitude. En fait, on a estimé que le fermier aurait dû, pour produire toute la bibliothèque, tailler une pierre chaque jour dans sa vie pendant plus de 40 ans !

Les pierres sont en andésite, une roche volcanique vieille de 80 millions d'années, extrêmement dure et oxydée sur sa couche extérieure.. Des laboratoires en Allemagne ont authentifié les incisions qui composent les gravures comme extrêmement anciennes. La découverte de fossiles dans les environs montrent que le secteur était riche en fragments d'os datant des millions d'années.

Cabrera avance la théorie que l'homme du "Glyptolithique" possédait des connaissances hautement techniques sur les opérations chirurgicales avec, entre autres, des descriptions de césarienne avec l'acuponcture comme moyen d'anesthésie, des transplantations d'organes, du c½ur, des reins et même du cerveau. Il avait découvert des moyens d'éviter le rejet des greffes qui sont à l'heure actuelle utilisés par la médecine moderne. L'isolation et l'extraction du matériel cellulaire dans le placenta d'une femme enceinte sont montrées dans une série de gravures avec réintroduction dans le patient transplanté pour éliminer la possibilité de rejet.

Robert Charroux a commenté quelques unes de ces opérations dans son ouvrage " l'Énigme des Andes " aux éditions. Robert Laffont

Dans une autre série, quatre pierres montrent les hémisphères de la terre révélant l'existence d'un continent inconnu qui fait aujourd'hui partie de notre inconscient collectif Fervent défenseur d'un ancien continent, le chercheur et auteur James Churchward, a découvert une tablette sacrée tibétaine montrant deux continents inconnus de part et d'autre de l'Amérique actuelle. Platon a parlé du continent perdu d'Atlantide, de même que les archives anciennes d'Orient.

L'explorateur William Niven, a découvert un pétroglyphe dans le Yucatan dépeignant la présence non expliquée d'étendu de terres dans l'Océan atlantique, et dans l'Océan pacifique, supposées être l'Atlantide et Mu. Ce n'est seulement que récemment les scientifiques ont convenu compte tenu de la théorie de la dérive des continents que les Amériques, l'Asie, et l'Afrique étaient entièrement différentes de ce qu'elles sont aujourd'hui. Avec l'aide des géologues, Cabrera a confirmé que la représentation de la terre sur les pierres était exacte par rapport à ce que la terre était géologiquement il y a des millions d'années.

Toute la question reste de savoir quand ont été gravées ces pierres, par qui et pourquoi !...




L'ATLANTIDE
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# Posté le dimanche 12 mars 2006 04:40

Modifié le mardi 17 juillet 2007 01:30

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Introduction



L'Égypte a ses momies, ses pyramides. L'Amérique aussi. Les anci
ens égyptiens, comme les amérindiens, décoraient leurs tombes à l'ocre rouge et si les égyptiens s'appelaient hommes rouges les autochtones américains ont été baptisés « Peaux rouges ».

Les guanches de
s Canaries, les basques puis les berbères, aux traditions et langages totalement étrangers à leur environnement géo-culturel ont ils été les « passerelles Atlantes » vers l'Est ? Platon a relaté dans Critias et Timée la fin d'une civilisation forcée d'émigrer pour survivre Est ce l'origine de ce miracle égyptien qui pose encore énigme aujourd'hui ? Énigme technologique, scientifique, médicale. Mais aussi énigme sociologique: les mégalithes égyptiens faisaient-ils partie de l'héritage atlante ? Enfin l'Égypte avait elle mission de prolonger la Tradition Atlante jusqu'à nous en transitant par les mystères grecs, templiers et alchimistes, francs-maçons et rose+croix ?

Sean Suchy, archéologue contemporain et homme de l'art (il est architecte de formation) replace les constructions égyptiennes dans une thèse mondiale. II relate ainsi, dans son ouvrage L'Archéologie d'avant l'histoire (Laffont), « combien l'usinage de blocs de plusieurs centaines de tonnes, comparables à ceux du trilithon de Balbeck, ou aux énormes masses de granite de la chambre sépulcrale de Gizeh est une performance inaccessible aux techniques de pointe les plus sophistiquées de notre civilisation... De même l'ajustage des blocs qui est réalisé avec une perfection pour les plus lourds d'entre eux comme pour les plus légers, de sorte qu'il n'est pas possible, suivant l'exemple couramment évoqué, de glisser une lame de rasoir entre les éléments constitutifs des colonnes du Parthénon, des blocs de Guizèh, ou des murailles incas, cet ajustage ne saurait être obtenu avec succès par les moyens de notre technologie... »

A l'appui de c
ette thèse, des mesures et des calculs refaits sur place qui tiennent compte des principes scientifiques de construction et des densités connues des matériaux. Ces calculs prouvent, entre autres, que les constructeurs de la pyramide d'Égypte par exemple ont manipulé des blocs de 200 tonnes en moyenne et non de 2,5 tonnes comme l'archéologie traditionnelle semble parfois le croire.

Quell
e était donc cette technologie permettant de tailler, déplacer, ajuster de tels monolithes ? Les techniciens de l'époque possédaient-ils d'autres connaissances ? Un historien arabe du neuvième siècle, Ibn-Abd Hokm, relate comment la pyramide d'Égypte fut construite trois siècle avant le déluge et précise qu'elle contenait des « caves voûtées remplies de talismans, d'objets étranges... d'instruments en fer, de modèles de vaisseaux en argiles, d'armes qui ne rouillaient pas et de verreries qu'on pouvait plier sans les briser... » Une civilisation antérieure aurait connu le métal inoxydable et un matériau transparent comme le verre mais souple comme du plastique ? Indication à rapprocher d'une tradition copte, traduite par Gérard de Nerval « On trouva dans la salle dite du roi une statue d'homme de pierre noire et une statue de femme de pierre blanche... il y avait aussi un coq d'or rouge émaillé d'hyacinthes qui fit un cri et battit des ailes lorsqu'on entra ... »

Les chroniques du Xe siècle d
u lettré Al Massoudi citent elles aussi des salles souterraines de la grande pyramide dans lesquelles se trouve : « Un trésor qu'aucune imagination humaine ne peut évaluer ni même concevoir... » Une vieille légende raconte même qu'il fut ramené en Égypte il y a très longtemps par nos Ancêtres Supérieurs qui venaient de l'autre côté de la mer... « Un trésor qui contient des pierres plus rares et les plus précieux ...des merveilles de la Haute Science héritée de nos ancêtres, des instruments prodigieux qui multiplient les dimensions et les pouvoirs de l'homme, qui lui permettent de mesurer le temps, prévoir l'avenir, voler dans les airs, avancer sous l'eau aussi facilement que sur la terre...» On croit feuilleter l'album d'ébauches de Léonard de Vinci !


Orichalque,
métaux inox et verre souple...


Que penser de ce métal
- l'orichalque - que Platon décrit dans son Atlantide comme couverture des murailles de temple et qui aurait été un alliage de cuivre, laiton, or et d'autres métaux inconnus ?

Inform
ation à rapprocher des « lectures » d'Edgar Cayce, ce visionnaire américain qui décrivait sous hypnose le pyramidon de la grande pyramide: Le sommet qui couronnait la pyramide - qui depuis a été arraché (...) Le couronnement de la pointe était métallique. Il avait été fait pour être indestructible; c'était un alliage de cuivre, de laiton, d'or, avec d'autres métaux en usage dans ce temps là... (Lecture 378-16 )

A rapprocher également
des déclarations de Paul Schlieman, petit fils d'Henry l'archéologue découvreur des ruines de Troie - qui prétend avoir trouvé des pièces en métal inconnu lors de fouilles dans les ruines égyptiennes de Saïs A rapprocher encore des découvertes de l'archéologue Christos Marothalassitis. Pris en amitié par un vieux berbère qui lui servait de guide, Christos aurait découvert un cimetière « Atlante » en Tripolitaine et, dans les tombes, des poteries et des pièces blanches en métal inconnu L'une de ces pièces qui est censée reproduire l'image géographique de l'Atlantide est faite de deux métaux: l'un blanc pour la mer, l'autre rouge cuivré pour le continent... Doit-on penser à l'orichalque, ce métal du continent des hommes rouges ?

Des techniques avancées :
Le Nil et ses ingénieurs hydrauliques



Hérodote nous a livré dan
s ses Histoires des informations sur les maîtrises techniques de la civilisation égyptienne. De quoi étonner le « barbare grec » qu'il représentait à l'époque. Le lac Moeris par exemple recelait en son centre deux pyramides dont la hauteur visible était équivalente à la hauteur qui se trouvait au dessous de l'eau... Hérodote précise que le périmètre du lac équivalait 3600 stades soit 567 kilomètres. On peut imaginer la compétence des ingénieurs qui ont créé un univers lacustre artificiel de cette taille.

De même pour la dérivation
du Nil qui, sur plusieurs centaines de kilomètres, doublait le fleuve, se jetait dans le lac Moeris pour rejoindre enfin la méditerranée .

«
L'eau du lac ne jaillit point du sol, qui est, en ce lieu là, prodigieusement aride; elle est amenée du fleuve par des canaux; pendant six mois elle coule dans le lac, pendant six mois elle en sort et retourne au Nil. Quand elle reflue hors du lac, elle rapporte au roi un talent d'argent par jour, à cause des poissons; quand elle y entre, seulement vingt mines » (histoires. CXLIX) Comme le relate la Revue Atlantis N° 337 (Mars Avril 85) « Devant tous ces travaux, où les écluses et l'eau d'un lac immense interféraient dans u n jeu colossal et savant, il faut bien concevoir qu'au-delà des efforts physiques demandés aux ouvriers devaient intervenir des études topographiques et des calculs qui ne pouvaient être assurés que par des véritables « ingénieurs en hydraulique »... II y a plus étonnant encore, selon ce qui a été dit a Hérodote, à savoir que dès la première dynastie, Ménès aurait fait dévier le cours du Nil et construire Memphis, sa capitale, sur l'ancien lit du fleuve.»

Pyramides :
Lieux de culte égyptiens ou atlantes ?



Pour la science archéologique
classique, les pyramides sont des tombeaux et des lieux de culte égyptiens « La pyramide n'était pas seulement un tombeau colossal destiné à assurer pour l'éternité la conservation de la momie du pharaon, nécessaire à la survie de celui-ci. Elle était en réalité, le centre d'un culte et, par suite, l'élément dominant de tout un vaste complexe monumental... Ceci s'applique à toutes les pyramides, y compris la Grande » déclare J-P Lauer - membre de l'Institut d'Égypte et architecte du Service des antiquités - dans son ouvrage sur Le Problème des pyramides d'Égypte. Pour l'archéologie classique, la première dynastie apparaît en 4241 Av JC et pourtant Hérodote nous indique une généalogie qui remonte à une date bien antérieure : « Les prêtres m'ont fait remarquer que du premier roi à Sethon, le dernier de tous, il y avait eu trois cent quarante et une générations d'hommes et le même nombre de rois et de grands prêtres... »

Or trois cents g
énérations d'hommes font 10 000 ans, à trois générations par cent ans, les quarante et une générations de surplus donnent 1340 ans...» (histoires. CXLII). Une datation décalée de 6000 ans n'est pas significative pour un géologue mais quel scientifique peut assurer la validité d'une utilisation si limitée concernant un monument construit à une date aussi éloignée. Date d'ailleurs confortée par un début d'investigation: les prêtres égyptiens ont mis Hérodote en présence des sarcophages attestant du fait: «Après m'avoir conduit dans une vaste salle intérieure, ils comptèrent, en me les montrant, de grandes statues de bois dont le nombre était celui que j'ai mentionné plus haut... ils en montrèrent donc 345, et toujours un Piromis provenait d'un Piromis sans que jamais ni dieu ni héros se rattachât à eux. Or Piromis se traduit en grec par noble et bon. » (histoires CXLIII). Ceci confirmerait la Tradition qui fait remonter la construction de la pyramide de Gizeh au début de la dynastie des « esprits des morts » soit 11 342 ans avant JC.

Momification :
De la régénération à la magie noire



Le phénomène de la momification est à la croisée de la science qui a pu être
avancée, de la médecine rituellique voire de la magie noire perverse et maléfique. Un rapide tour du monde de la momification illustre ces diverses orientations.

Au Pérou les Chimou,
puis les Incas momifiaient dans un but de conserver un certain état d'existence assez concret. Les viscères étaient prélevées et enfermées dans un vase comme en Égypte. C'est une liqueur végétale qui était coulée dans le corps parla bouche pour stopper la décomposition des chairs. Au Mexique seuls les personnages clés étaient momifiés mais la momie était ensuite brûlée pour éviter toute perturbation à l'âme du mort comme à celle des vivants. Robert Charroux parle des secrets de l'embaumement dans son best seller (Histoire Inconnue des hommes depuis 100 000 ans) et cite des techniques de momification proche de l'hibernation. Des procédés connus des incas et des égyptiens « La momie de la princesse égyptienne Mené, morte en 332 av JC, dut être mise au réfrigérateur de l'université d'Oklahoma, en mars 1963, car elle se décomposait. Les biologistes constatèrent que les cellules de la peau étaient demeurées intactes. » Quand on sait que des savants russes annonçaient dès 1955 que des êtres vivants, traités après congélation, pourraient être rappelés à la vie après plusieurs milliers d'années on ne peut manquer de rapprocher cette affirmation de la croyance Inca qui prétend qu"« un jour lointain, la science sera en mesure de redonner une âme et la vie aux momies. » On se plait aussi à imaginer ce que pouvaient bien être ces momies du labyrinthe du lac Moeris qu'on refusa de montrer au grec Hérodote Ce dernier estimait d'ailleurs ce labyrinthe plus important que les pyramides. « En effet il se compose de douze cours couvertes; leurs portes sont en vis-à-vis les unes des autres: six du côté nord, six au midi; un seul mur extérieur enveloppe toutes les cours. Les chambres sont doubles, les unes souterraines, les autres en rez-de-chaussée; il y en a trois mille: quinze cents par étage. Nous avons vu et traversé les chambres hautes, nous en parlons après les avoir visitées, nous ne connaissons les souterraines que par ouïe dire. Car les égyptiens qui en ont la garde ont refusé de nous les montrer, disant qu'elles renfermaient les sarcophages des rois fondateurs du labyrinthe, et des crocodiles sacrés. » (Hérodote - Histoires CXLVIII). Le visionnaire américain Cayce, quant à lui, indique dans ses « lectures » comment un chef atlante émigré en Égypte dominait les techniques de régénération: : « il commença par se retirer et faire une retraite afin que la régénération de son corps puisse se faire, que son corps se décante de ses faiblesses physiques. Et puisant dans ses sources de régénération, il recréa son propre corps dans ses forces élémentales afin de pouvoir assumer matériellement sa tâche politique » (Lecture 28294 -150)...Dans ce temps-là, l'espérance de vie dépassait cent ans, ou plusieurs centaines d'années (lecture 2533-4)...

En Chine antiqu
e on ne momifiait que ceux qui avaient acquis durant leur vie une conscience capable de s'identifier à la vie des ancêtres supérieurs. La momification servant à prolonger psychiquement l'état humain.

Lorsque la momif
ication s'est généralisée, en Égypte, on peut penser qu'elle ne visait plus alors qu'un désir très matérialiste, voire quasiment malsain de perdurer physiquement à tout prix. On passe alors insensiblement du rituel magique de libération de l'âme à la survie perverse (sorcellerie, satanisme ?) du double. D'où les rumeurs de malédictions, de vampirisations que la science cartésienne semble ignorer mais que les faits attestent. Telles les histoires de maisons hantées, les névroses obsessionnelles dues à la possession par les ombres (doubles) que l'exorcisme religieux traite encore de manière efficace. Le Parisien libéré du 7 Février 1972 relevait au sujet de Tout-Ankh-Amon : page 12 « On apprend, au Caire que M.Kamal Mahrez, chef des services des antiquités égyptien-, 52 ans, est mort récemment d'une hémorragie cérébrale. C'est un décès qui risque de faire rebondir les discussions sur la légende de Tout-Ank-Amon, pharaon de la XVllle dynastie, dont la momie aurait entraîné la mort de presque tous ceux qui étaient associés à sa découverte... On ne manquera pas de faire remarquer que M. Kamal Matirez avait signé, récemment, avec le British Muséum de Londres, un accord pour une exposition de cinquante objets provenant de la tombe de Tout-Ankh-Amon. Il avait succédé dans ses fonctions à M. Mohamed Medhi qui mourut, lui aussi, d'une hémorragie cérébrale alors qu'il venait d'autoriser l'exposition, à Paris, d'un certain nombre d'objets du trésor de Tout-Ankh-Amon... »


Pyramides : archives du savoir



De tous te
mps les cavités souterraines ont passé pour receler les archives de secrets antérieurs. La grande pyramide n'y échappe pas et les récentes tentatives de détections de salles encore non explorées au moyen de techniques ultra-sons en sont la preuve. Peut-être retrouverons-nous un jour les informations gravées autrefois sur sa surface extérieure ?

Ibrahim
Ibn Wasif Chah-érudit arabe du XIIe siècle attribuait aux deux pyramides, celles de Chéops et Chephren, une origine antédiluvienne. Un contemporain d'Ibrahim, un médecin arabe de Bagdad - ABD Allatif (1161 - 1231) indique dans son ouvrage (Relation de l'Égypte) que la surface des pyramides est « revêtue d'écriture, dans un caractère ancien que nul ne peut déchiffrer, et, s'il fallait les recopier sur papier, dix milles pages ne seraient pas suffisantes... »


Pyramides :
Pouvoir des ondes de forme



Mais la pyramide est aussi lieu de pouvoir car ses structures externes et internes sont p
our certains soit amplificateur de forces telluriques soit accumulateur de forces cosmiques. (ondes de forme ?) C'est Pierre Carnac qui souligne l'importance du Djed comme symbole sacré de l'Égypte ancienne et y voit son usage, dans la pyramide, comme pilier du ciel et capteur cosmique (Revue l'Autre Monde N°16 Nov 1977). Pour lui, le Djed est caché dans !a pyramide et contient la chambre du roi. La Bible parle de « pierres cachées dans la voûte qui est sous la maison du roi », l'article indique que « ces pierres existent réellement et leur cachette est à l'intérieur de la pyramide ...sous forme de tour de granite. Cette tour est isolée par une mince couche d'air du reste de la pyramide construite autour et au-dessus d'elle. Elle est surmontée par les quatre chambres vides dites de décharge. Deux blocs immenses représentent la toiture en pente de la tour, dont la hauteur totale dépasse les 60 mètres. Une tour dont les quatre chambres supérieures servaient à faire tout autre chose... » Comme le remarque Pierre Carnac « La tour, telle qu'elle est, ressemble à l'un des grands symboles ésotériques de l'Égypte ancienne. Peu étudié et encore assez mal compris, le Djed ou Zed, représente trois choses. Sur le plan de la pensée occulte et magique il est le signe de l'existence opposée au devenir. Sur le plan cosmique il est le symbole de l'axe du monde. Sur le plan de la religion il préfigure Osiris, le plus grand dieu du panthéon égyptien. Selon le livre des morts, dresser le Djed équivalait à saluer (et à représenter) la résurrection d'Osiris, la victoire de la lumière sur les ténèbres, celle de l'Oiseau-Soleil (disque ailé) sur le Serpent-aquatique (les eaux du déluge) ....

Or trois cents générations d'hommes font 10 000 ans, à trois gén
érations par cent ans, les quarante et une générations de surplus donnent 1340 ans ...» (histoires. CXLII). Une datation décalée de 6000 ans n'est pas significative pour un géologue mais quel scientifique peut assurer la validité d'une utilisation si limitée concernant un monument construit à une date aussi éloignée. Date d'ailleurs confortée par un début d'investigation: les prêtres égyptiens ont mis Hérodote en présence des sarcophages attestant du fait: «Après m'avoir conduit dans une vaste salle intérieure, ils comptèrent, en me les montrant, de grandes statues de bois dont le nombre était celui que j'ai mentionné plus haut... ils en montrèrent donc 345, et toujours un Piromis provenait d'un Piromis sans que jamais ni dieu ni héros se rattachât à eux. Or Piromis se traduit en grec par noble et bon. » (histoires CXLIII). Ceci confirmerait la Tradition qui fait remonter la construction de la pyramide de Gizeh au début de la dynastie des « esprits des morts » soit 11 342 ans avant JC.

Le Djed était le signe matérie
l d'un pacte d'alliance entre le Dieu protecteur et l'homme qui l'adore d'un pacte conclu afin de préserver le monde des affres d'un nouveau déluge...» L'auteur de l'article fait alors référence « aux ondes guidantes produisant des effets déformation et modification dans l'échafaudage des êtres vivants, et du fait qu'elles se comportent comme si elles provenaient d'un espace -extérieur». indéterminable par les quatre dimensions en usage dans la physique moderne, on peut alors se demander si le Djed situé au point focal d'une construction, elle-même au point central des terres de la planète, ne fut pas aussi autre chose: Une sorte d'antenne de capteur de certaines énergies cosmiques » Ce capteur d'énergie c'était aussi le Djed porté par le premier des grands prêtres Ptah le dieu pataeque, le dieu bélier. « En Égypte, nous dit J-L .Bernard dans son ouvrage sur ses origines, les initiés qui avaient su reproduire sur eux mêmes la mutation traversée jadis par le dieu Ptah (Pan?) étaient supposés Alchimistes lis transmutaient le plomb, métal vil, en argent, puis en or, par leurs radiations. Le symbole de la corne d'o chèvre d'or ?) répandu autour des Alpes exprime ce pouvoir de transmutation du métal, jadis propre aux dieux cornus Satyres, dieux cornus de la Vallée des Merveilles ?... »

Le haut pr
ophétisme était également un attribut du temple de Ptah. « Le titulaire de la fonction était généralement fort vieux et menait une existence de yogi ou de momie vivante, ses mains tenant la crosse Djed, symbole de colonne vertébrale »

N'oublions pas les étrange
s pouvoirs liés au bélier: La Toison d'or était une peau de bélier à poils blonds. De son vivant il avait été doté de la raison, de la parole, même du pouvoir de lévitation.

Était-ce sa peau ou sa momie que re
cherchaient les héros grecs ?

II est intéressant de
rapprocher le bestiaire des dieux mythologique des voyances égyptiennes de l'américain Cayce, pour qui les thérapies très sophistiquées de l'Égypte pré-dynastique (re-ionisation, re-juvénation) étaient à l'origine de techniques et d'outillages électriques chirurgicaux, pour traiter les déviances animales de certains humains: « l'entité était habile à utiliser l'équipement électrique de ce temps là pour la chirurgie. ..des machines pour traiter le corps humain lorsqu'il fallait le débarrasser de ses excroissances animales,; ou en changer le sang... Les gens commençaient par le Temple du Sacrifice; puis s'y étant débarrassé des attributs animaux, qui les gênaient, ils venaient ensuite au Temple de la Beauté pour y chercher la connaissance. », (Lecture 281-15) Le Temple de la Beauté était-il la pyramide initiatique de Chéops ?


Pyramides et temples acoustiques



Jean Suchy dans son Archéologie d'avant l'h
istoire propose une thèse mondialiste des architectures cyclopéennes. Une thèse d'avant garde aussi car elle refuse de transposer sur les différents sites notre analyse culturelle et nos habitudes anthropomorphistes. Pour lui « les civilisations cyclopéennes eurent recours à une science et des techniques radicalement différentes des nôtres fondées sur un principe avec lequel nous sommes très mal familiarisés celui de l'énergie vibratoire avec ses applications acoustiques... Des ingénieurs acousticiens auraient pu inventer et mettre au point des procédés industriels d'usinage qui permettaient de contrôler au centième de millimètre près l'usure ou l'abrasion des matériaux. La civilisation cyclopéenne aurait donc découvert un appareillage industriel alimenté à l'énergie acoustique, grâce auquel les pierres étaient découpées avec la même facilité que les métallurgistes d'aujourd'hui emboutissent les tôles ou découpent le métal .... »

Pour Jean Suchy les constructions cyclop
éennes avaient pour fonction de constituer des enceintes de résonance entretenues, d'émission, de transmission, de propagation et d'amplification des sons. II propose comme constructeurs de pyramides et temples égyptiens une civilisation qui aurait évolué technologiquement dans une voie différente à la notre. L'occident au XXe siècle donne l'exemple d'une technologie avane fondée sur l'exploitation des phénomènes lumineux et optiques... les vestiges de l'archéologie mégalithique (atlantes ?) nous ont donné l'idée de concevoir une utilisation industrielle de l'énergie vibratoire avec des résultats (sur le plan de l'évolution d'une civilisation) sinon supérieurs, du moins égaux à ceux que nous connaissons dans nos sociétés occidentales ....

Dans cette thèse, d'u
ne originalité certaine, on découvre comment nos ancêtres surent capter et utiliser à des fins industrielles les ondes sonores libérées dans l'espace par le mouvement de la terre. Dans cette «redéfinition» des constructions cyclopéennes la pyramide égyptienne joue le rôle de Centrale émettrice les temples celui de Régulateurs harmoniques tandis qu'aux nécropoles sont dévolues les fonctions d'enceintes sonores alvéolaires. On regrette que l'hypothèse acoustique de cette thèse de 300 pages n'en consacre que 30 au sujet proprement dit. Il est vrai que notre civilisation n'est peut être pas encore prête à reconsidérer brutalement les fondements de son archéologie classique et qu'il est plus dur de combattre les préjugés que de faire accepter les nouveautés. Quoi qu'il en soit il faut nous questionner sur la transmission éventuelle de tout ou partie d'un savoir transmis - dans l'espace et dans le temps - d'une civilisation antérieure à l'Égypte (Atlante ?) à nos époques historiques et actuelles.


Le péché originel atlante



II est curieux de mesurer les concordances entre le
s origines du déluge Biblique et celles de la catastrophe atlante selon Platon ou Cayce. Dans la Bible (Genèse 6-7) on lit : « Yahweh vit que la malice des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur c½ur se portaient chaque jour uniquement vers le mal... la terre était corrompue car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre. »

Platon indique, concer
nant les atlantes : « Quand la portion divine qui était en eux s'altéra par son fréquent mélange avec un élément mortel considérable et que le caractère humain prédomina... tout infectés qu'ils étaient d'injustes convoitises et de l'orgueil de dominer. Alors le dieu des dieux, Zeus... résolut de les châtier... » (Critias 120a -1 20c)

Très proche de cette analyse, le visionnaire
Cayce pense que les atlantes n'avaient qu'une idée « ...La satisfaction de leur ego, l'usage des choses matérielles pour leur gratification personnelle sans aucune considération pour la source divine (de ces plaisirs), ni pour la douleur expérimentée par autrui... dépourvus de tout sens moral... ils n'avaient aucun principe sinon celui d'agrandir leur Moi » (Lecture 877-26). Quel est donc cet élément mortel qui, se mêlant au divin l'altère ?

Doit-on y
voir une allusion aux accouplements des fils de Dieu (demi-dieux, héros, autres espèces ?) aux belles terriennes ? La Bible indique « Les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles et ils prirent pour femme toutes celles qui leur plurent » (Genèse 4-6 Déluge). Cayce semble fournir des raisons plus mystiques à cette altération : « Les atlantes furent ceux là qui parvinrent à un grand avancement, car on leur avait confié, sur la terre, des activités divines. Et ils oublièrent de Qui ils tenaient toute leur vie et tout leur être; ce qui amena, en eux-mêmes la destruction de leur corps mais pas de leur âme. » (Lecture 2794-3) Qui étaient donc les frères ennemis Osiris et Seth ? Des descendants d'ancêtres supérieurs en filiation directe des deux classes atlantes ennemies : les fils de l'Un et les fils de Bélial (Bâl ?), ceux par qui le cataclysme arrive ?

Sait-on q
u'à l'époque gréco-romaine le clergé égyptien recherchait les sépultures des dieux primordiaux, preuve qu'on croyait à l'existence physique des - peut-être - anciens atlantes ?

N'oubli
ons pas l'origine étrangère à l'Égypte des noms de dieux comme Min et Osiris ou de lieux comme Karnak ou Louksor. Faits à rapprocher du culte d'Isis qui dut probablement - quand on connaît ses ramifications mondiales - être antérieur à l'époque des dynasties égyptiennes.

Ce son
t, entre autres, en investiguant sur des étrangetés linguistiques (vocabulaire et alphabet étrangers à l'environnement) qu'on a pu penser que guanches, basques, et berbères représentent peut être encore la trace des migrations atlantes vers l'Égypte.

Si une civilisation supéri
eure « connaissante » a réellement migré en Égypte ceci en expliquerait le miracle culturel. on pourra alors s'interroger sur le mythe d'Hermès associé aux pyramides, aux hiéroglyphes, à la médecine, à l'alchimie et à tout ce courant « hermétique » que véhiculera désormais la Tradition ésotérique de l'Égypte aux pays nordiques jusqu'en Inde, au Tibet voire la Chine.


Thot-Hermès " Le serpent "initiateur"



On a dit d'H
ermès que Dieu lui avait, pour ainsi dire, infusé les sciences et les arts afin qu'il en instruisit le monde entier. C'est lui qui a inauguré la sélection des êtres dépositaires de secrets et de mystères non accessibles au vulgaire. En Égypte, l'art secret, puni de mort en cas de révélation, se nommait Art Sacerdotal. II renfermait, entre autres, !'astrologie, la magie, l'élixir philosophique (médecine ? Thérapie, l'alchimie... Hermès les transmit sous forme de hiéroglyphes destinés à être gravés sur des stèles et des obélisques.

Hermè
s fut encore identifié au dieu Thot (Dieu des guérisseurs) et parfois à Asclépios. Les arabes l'identifiaient à Énoch, l'ancêtre biblique qui avait prédit le déluge

..
.Hermès serait-il le «serpent initiateur de la Bible ?

Quant
au domaine de l'Alchimie et à son développement européen dès le Moyen-Age, aucun adepte n'osera ignorer la table d'émeraude d'Hermès trismégiste !



Du dieu Bès au Baphomet



On ne sait si l
e culte virginal des Templiers est une rémanence des cultes des grandes reines d'Égypte ou des cultures matriarcales berbero-atlante. On est par contre pratiquement assuré que le Temple a puisé ses sources de connaissance en orient. On a parlé d'idoles, de tête de « mahomet » (calculateur automate qui fonctionnerait sur un mode binaire...) qui ne sont pas sans rappeler le contenu des pyramide selon les érudits arabes du X et XIIe siècle.

Pl
us symboliquement il est permis de rapprocher le baphomet templier de certaines représentations d'Asclépios que l'on peut encore remarquer en Égypte au temple de Dendérah.

A no
ter la laideur de la représentation qui fait partie des allégories alchimiques : la matière première du grand oeuvre, qui contient la suprême beauté, se présente comme vulgaire et laide.

U
n parallèle avec la médecine: La thérapie des âmes et des corps n'est-elle pas aussi une alchimie qui vise à la réintégration édénique ?

Parall
èle encore avec les atlantes qui, selon Cayce, soignaient leurs corps dans des Temples de Sacrifice et leur âme dans le Temple de la Beauté.




Franc-Maçons et Rose- Croix :
constructeurs et alchimistes atlantes modernes


C'est à l'époque des croisades que les compagnons acquièrent les connaissances de l'art et c'est sous la protection du Temple que les Maçons obtiennent leur franchise corporative.

C'est avec Cagliostro que la maçonnerie renoue avec ses sources dans le rite dit de Memphis Misraim. Aujourd'hui encore les Franc-Maçons, parfois appelés « Les enfants de la veuve sont en filiation directe avec Isis, la veuve égyptienne... ». L'Ordre Rose + Croix validé en Égypte par l'énigmatique Rozenkreutz a essaimé en Europe et en Amérique parallèlement au courant occultiste des XVIII et XIXe siècles. De Claude de St Martin à Steiner, de la Golden Dawn à l'Amorc, les thèmes atlanto-égyptiens de chute initiale, de régressions dans les cycles de l'humanité, de conservation d'un savoir antérieur auprès de minorités agissant secrètement sur le destin du monde transparaît dans les rite ou les enseignements.

Même chez des Traditionalistes qui se disent ou se veulent indépendants de tout Ordre comme Evola ou Guénon réapparaît tout ou partie de cette mythologie.

Un combat de l'homme qui ressent le besoin de régénérer l'humanité à travers sa propre révolution. Réveil de la «quatrième dimension qui rapproche l'homme du paradis initial, celui peut-être autrefois situés dans les jardins atlantes.

Mythe de l'éternel retour ? Nous sommes peut-être tous des égypto-atlantes !

# Posté le dimanche 12 mars 2006 04:55